Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs Parti politique sénégalais. Gox Yu Bees – A.N.T.A. (Alliance Nationale pour la Transparence et l’Abondance)

DEVISE : Jaayante ngir Senegaal.

Taxbax Senegaal Bu Bees – Les Bâtisseurs du renouveau. Souverainistes pragmatiques – Patriotes – Panafricains.

13/06/2026

Édito du 13/06/2026 – Pourquoi la reddition des comptes a déjà échoué au Sénégal.

La reddition des comptes a été l'une des principales promesses qui ont permis l'alternance de 2024.

Cette promesse a occupé une place centrale dans le discours de ceux qui sont aujourd'hui au pouvoir. Deux ans après leur arrivée aux responsabilités, je commence pourtant à penser que le problème est beaucoup plus profond que la simple question des responsabilités du régime précédent.

Nous avons probablement mal défini la reddition des comptes.

Au Sénégal, nous avons progressivement réduit cette notion à sa dimension judiciaire. Pour beaucoup, rendre des comptes consiste à enquêter sur les anciens dirigeants, identifier des fautes, rechercher des responsabilités et, éventuellement, prononcer des sanctions. Pourtant, cette vision est incomplète. La fonction première de la reddition des comptes n'est pas de punir. Sa fonction première est de permettre aux citoyens de savoir.

Car même si toutes les accusations formulées contre le régime précédent étaient démontrées demain matin, même si toutes les responsabilités étaient établies et toutes les sanctions prononcées, cela ne résoudrait pas le principal problème de la République sénégalaise.

Notre problème n'est pas seulement un problème de responsabilité.

Notre problème est un problème de visibilité.

Lorsqu'un citoyen finance une institution publique par ses impôts, il devrait être capable de comprendre comment cette institution utilise les ressources qui lui sont confiées. Il devrait pouvoir suivre les dépenses, comprendre les arbitrages effectués, connaître les résultats obtenus et identifier les responsables des décisions prises. Pourtant, lorsque l'on observe le fonctionnement réel de nos institutions, cette capacité demeure extrêmement limitée.

Prenons l'exemple de l'Assemblée nationale.

Depuis deux ans, l'institution fonctionne avec plusieurs dizaines de milliards de francs CFA financés par les contribuables sénégalais. Pourtant, les citoyens ne disposent toujours pas des rapports détaillés de la commission chargée de la comptabilité et du contrôle leur permettant de comprendre précisément comment ces ressources ont été utilisées. Les montants globaux sont connus. L'utilisation détaillée de ces ressources l'est beaucoup moins.

La même question peut être posée à propos du pouvoir exécutif.

Depuis deux ans, les Sénégalais entendent parler de transparence et de rupture. Pourtant, où sont les rapports de l'Inspection générale d'État permettant d'évaluer la gestion du régime actuel ? Où sont les rapports de la Cour des comptes portant sur l'action des nouvelles autorités ? Les rapports trimestriels d'exécution budgétaire sont régulièrement publiés avec re**rd et ne permettent pas toujours de suivre avec précision l'utilisation des ressources publiques. Les citoyens disposent de chiffres globaux mais rarement d'informations suffisamment détaillées pour exercer un véritable contrôle.

La même interrogation peut être formulée à propos des collectivités territoriales.

Les budgets municipaux sont votés. Les projets sont annoncés. Les marchés sont attribués. Les investissements sont réalisés. Mais combien de citoyens sont capables de suivre simplement l'exécution détaillée du budget de leur propre commune ? Combien peuvent savoir quels montants ont été effectivement dépensés, quels prestataires ont été retenus ou quels écarts existent entre les promesses et les réalisations ?

La même question se pose pour les fonds politiques, les agences publiques et une grande partie des dépenses financées par l'argent des contribuables.

C'est précisément pour cette raison que je commence à penser que la reddition des comptes a échoué au Sénégal.

Non pas parce que nous n'en parlons pas.

Au contraire, nous en parlons constamment.

Mais parce que nous avons transformé la reddition des comptes en slogan politique alors qu'elle devrait être une méthode permanente de gouvernement.

Nous avons développé une culture politique qui s'intéresse énormément à la conquête du pouvoir et beaucoup moins à l'observation du pouvoir. Nous parlons régulièrement de transparence sans nous demander ce qu'un citoyen est réellement capable de voir. Nous débattons des personnes qui gouvernent mais beaucoup plus rarement des mécanismes qui permettraient aux citoyens de contrôler leur action au quotidien.

Au fond, une démocratie mature ne repose pas sur la confiance accordée aux dirigeants.

Elle repose sur la capacité des citoyens à vérifier ce que font les dirigeants.

La transparence n'est pas la publication de quelques chiffres globaux. La transparence, c'est la possibilité pour un citoyen de suivre le parcours de l'argent public jusqu'à son utilisation finale. C'est la possibilité de comprendre ce qui a été promis, ce qui a été réalisé, ce qui a échoué et pourquoi.

Le Sénégal ne manque pas de discours sur la reddition des comptes.

Le Sénégal manque surtout d'institutions organisées autour de la reddition des comptes.

Et tant que cette situation perdurera, chaque alternance produira les mêmes promesses, les mêmes accusations et les mêmes frustrations.

Car une démocratie ne devient pas plus forte lorsque les citoyens changent de dirigeants. Elle devient plus forte lorsque les citoyens deviennent capables d'observer ceux qu'ils ont choisis.


Les leaders du XXIe siècle ne seront pas ceux qui demanderont aux peuples de les croire.

Ils seront ceux qui construiront les mécanismes permettant aux peuples de vérifier.

Contrôle citoyen permanent.

Ameth DIALLO

Coordinateur national de Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

12/06/2026







Aucune question n'a davantage fragilisé la confiance entre les citoyens et certaines communes que la question foncière.P...
12/06/2026

Aucune question n'a davantage fragilisé la confiance entre les citoyens et certaines communes que la question foncière.

Partout dans notre pays, des familles vivent depuis des années avec des interrogations, des incompréhensions ou des contestations liées à la gestion du foncier.

Pour beaucoup de citoyens, le foncier n'est pas un simple dossier administratif.

C'est une maison.

C'est un héritage.

C'est l'investissement de toute une vie.

C'est parfois l'avenir de plusieurs générations.

Lorsqu'une famille perd confiance dans la manière dont le foncier est géré, c'est souvent sa confiance dans l'institution elle-même qui est atteinte.

Cette réalité doit être regardée avec lucidité.

La transparence foncière n'a jamais été traitée avec toute l'ambition qu'elle mérite.

Pourtant, aucune commune ne peut construire durablement son développement sur la méfiance.

Les citoyens ont un rôle à jouer. Ils doivent s'intéresser davantage à la gestion de leur patrimoine collectif, demander des comptes, s'informer et participer au débat public sur les questions foncières.

Mais la responsabilité première appartient aux élus.

Un maire sérieux ne doit pas se contenter de gérer le foncier conformément aux règles.

Il doit tout faire pour que chaque décision soit compréhensible, traçable et défendable devant les citoyens.

Les procédures doivent être connues.

Les critères doivent être clairs.

L'information doit être accessible.

La transparence ne doit pas être l'exception.

Elle doit devenir la règle.

Car lorsqu'il s'agit du foncier, la confiance est aussi importante que la légalité.

Et aucune commune ne peut espérer mobiliser ses citoyens si elle ne leur inspire pas confiance sur la gestion de ce qui constitue l'une de ses ressources les plus précieuses.

La transparence foncière n'est pas seulement une question de gouvernance.

C'est une question de justice, de confiance et de respect des citoyens.

La propreté d'une commune n'est pas d'abord une question de moyens. C'est une question d'organisation.Lorsqu'une commune...
11/06/2026

La propreté d'une commune n'est pas d'abord une question de moyens. C'est une question d'organisation.

Lorsqu'une commune est confrontée à des problèmes récurrents de déchets, la première explication avancée est souvent le manque de ressources.

Le manque de camions.

Le manque de matériel.

Le manque de financement.

Ces difficultés sont réelles. Mais elles n'expliquent pas tout.

À travers le monde, certaines collectivités parviennent à maintenir un cadre de vie relativement propre avec des moyens limités, tandis que d'autres continuent à accumuler les difficultés malgré des investissements importants.

La différence réside souvent dans l'organisation.

Organisation de la collecte.

Organisation des points de dépôt.

Organisation des circuits de ramassage.

Organisation de la sensibilisation.

Organisation de la responsabilité des différents acteurs.

La propreté n'est pas seulement une question d'hygiène ou d'esthétique. Elle influence la santé publique, l'image du territoire, l'attractivité économique et la qualité de vie des habitants.

Une commune propre inspire davantage confiance qu'une commune où les déchets deviennent un élément permanent du paysage.

Le développement local commence parfois par des choses simples.

Car une commune bien organisée est souvent une commune où l'on vit mieux.







10/06/2026
Une commune qui forme ses jeunes construit son avenir.Parmi toutes les ressources dont dispose un territoire, aucune n’e...
10/06/2026

Une commune qui forme ses jeunes construit son avenir.

Parmi toutes les ressources dont dispose un territoire, aucune n’est plus importante que les compétences de ses habitants.

Une commune qui investit dans la formation, l’apprentissage, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et le développement des compétences prépare durablement son avenir. À l’inverse, un territoire qui néglige sa jeunesse finit souvent par voir partir ses talents ou perdre une partie de son potentiel de création de richesse.

Les infrastructures sont indispensables au développement. Mais leur véritable valeur dépend toujours de la capacité des femmes et des hommes à les faire vivre, à les utiliser, à les transformer en opportunités économiques et sociales.

Le développement local consiste aussi à développer les capacités humaines qui permettront de créer des entreprises, d’innover, de produire davantage de richesse et de porter les projets de demain.

Les collectivités les plus performantes dans le monde ont compris une réalité simple : les infrastructures créent des opportunités, mais ce sont les femmes et les hommes qui créent le développement.

Nos communes doivent devenir des espaces où les jeunes peuvent apprendre, entreprendre, expérimenter et construire leur avenir. Car chaque compétence développée aujourd’hui est une richesse supplémentaire pour le territoire de demain.

Lorsqu’une commune investit dans sa jeunesse, elle investit dans sa propre prospérité.

Le développement durable d’un territoire commence toujours par le développement de son capital humain.

Adresse

Goxyubeesanta@gmail. Com
Dakar

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