Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs Parti politique sénégalais. Gox Yu Bees – A.N.T.A. (Alliance Nationale pour la Transparence et l’Abondance)

DEVISE : Jaayante ngir Senegaal.

Taxbax Senegaal Bu Bees – Les Bâtisseurs du renouveau. Souverainistes pragmatiques – Patriotes – Panafricains.

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15/08/2026

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Coalition And Liggeey Gox Yi, une nouvelle dynamique politique, portée par des femmes et des hommes engagés pour les ter...
13/08/2026

Coalition And Liggeey Gox Yi, une nouvelle dynamique politique, portée par des femmes et des hommes engagés pour les territoires, la proximité et un développement équitable.

Merci à toutes les forces politiques, aux élus, aux militants, aux sympathisants et à l’ensemble des participants qui ont contribué à la réussite de cette cérémonie.

COALITION AND LIGGEEY GOX YI
Ensemble, faisons avancer nos territoires.🇸🇳

12/08/2026
08/08/2026

NOUS Y SERONS.

Notre parti, Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs, sera parmi les membres fondateurs de cette nouvelle coalition.

Nous faisons ce choix par conviction : celle de rassembler des femmes et des hommes de terrain, des élus, des bâtisseurs et des travailleurs qui partagent une même volonté : servir la République et obtenir des résultats concrets pour les populations.

Nous y allons avec notre identité, nos convictions et notre vision : remettre les territoires, le travail, la responsabilité et le citoyen au cœur de l’action publique.

Une nouvelle étape commence.

Gox Yu Bees prendra toute sa part.

NOUS Y SERONS.

📍 RENDEZ-VOUS DEMAIN, DIMANCHE 09 AOÛT 2026 !

Retrouvons-nous au Rond-Point Grand-Yoff, à partir de 15h30, pour le lancement de cette nouvelle coalition.

Vous partagez nos convictions ?
Vous souhaitez adhérer à Gox Yu Bees et rejoindre la dynamique des Bâtisseurs ?

📞 Contactez-nous : +221 77 080 38 27

Rejoignez-nous. Il est temps de bâtir.

02/08/2026

Pourquoi Cheikh Ahmadou Bamba mérite une place parmi les plus grandes figures de l’histoire humaine.

Les peuples ne se construisent pas seulement autour d’un territoire, d’une langue ou d’une origine commune. Ils se construisent aussi autour des événements dont ils choisissent de préserver la mémoire. Certaines nations célèbrent leurs victoires, leurs révolutions ou leurs indépendances.

D’autres entretiennent le souvenir de leurs défaites, de leurs massacres, de leurs déportations ou des injustices qu’elles ont subies. Ces mémoires sont légitimes. Elles rendent justice aux victimes, protègent l’histoire contre l’oubli et participent à la construction de l’identité collective.

Mais une question plus profonde demeure : que choisissons-nous de placer au centre de cette mémoire ?

Est-ce la blessure ? Est-ce l’ennemi ? Est-ce l’humiliation ? Ou bien existe-t-il une autre manière de se souvenir ?

C’est ici que Cheikh Ahmadou Bamba accomplit, à mes yeux, l’un des gestes intellectuels et spirituels les plus remarquables de l’histoire humaine.

L’événement fondateur du Grand Magal aurait pu devenir le récit d’une persécution coloniale. Tout s’y prêtait : une arrestation, un exil forcé vers le Gabon en 1895, l’éloignement des siens, la privation de liberté, puis de longues années de surveillance. Cette histoire aurait pu être transmise de génération en génération comme le souvenir d’une humiliation infligée à un guide religieux africain. Elle aurait pu nourrir une mémoire entièrement construite autour de l’injustice et de ceux qui l’avaient commise.

Cheikh Ahmadou Bamba fit un choix radicalement différent.

Il ne demanda jamais que l’on oublie l’épreuve. Mais il refusa que ceux qui la lui avaient imposée deviennent les personnages principaux de l’histoire de sa communauté.

Il déplaça le centre du récit.

Dans ses écrits, il affirme avoir pardonné à ses ennemis et demande à Dieu d’accorder Son pardon à ceux qui l’ont offensé. Dans le Ya Rahmânu Ya Rahîm, il rend grâce pour les bienfaits spirituels reçus durant cette période d’exil, comme si la véritable richesse de cet événement ne résidait pas dans ce que les hommes lui avaient fait subir, mais dans ce que Dieu lui avait permis d’y découvrir.

Ce renversement est d’une profondeur exceptionnelle.

Car une mémoire collective possède toujours un centre de gravité. Tant que ce centre demeure l’oppresseur, la blessure ou l’humiliation, ceux qui ont fait le mal continuent, parfois des siècles après leur disparition, à exercer une influence sur l’identité de ceux qui en ont souffert. Ils restent présents dans les récits, dans les symboles et jusque dans la manière dont un peuple imagine son avenir.

Cheikh Ahmadou Bamba refuse cette dépendance.

Il reprend possession de l’événement en lui donnant lui-même son sens. Le pouvoir colonial a pu décider de son arrestation, de son exil et de sa surveillance. Il n’a jamais pu décider de la signification que cet exil aurait pour lui, ni de celle qu’il transmettrait aux générations futures.

Voilà, à mes yeux, l’une de ses plus grandes contributions à la pensée humaine.

Beaucoup d’hommes ont vaincu leurs adversaires. Quelques-uns leur ont pardonné. Cheikh Ahmadou Bamba est allé plus loin : il a bâti une mémoire collective dans laquelle l’adversaire cesse d’être le personnage principal. À la place de la colère contre les hommes, il installe la gratitude envers Dieu. À la place d’une communauté réunie par la blessure, il fait naître une communauté rassemblée par le sens spirituel donné à cette blessure.

Le Grand Magal est ainsi bien davantage qu’une commémoration religieuse. Il constitue l’aboutissement d’un acte philosophique d’une rare profondeur : préserver la mémoire sans transmettre la haine, reconnaître l’injustice sans lui abandonner le dernier mot, et transformer une épreuve imposée par les hommes en un chemin de rapprochement avec Dieu.

C’est à cette hauteur qu’il faut, selon moi, situer Cheikh Ahmadou Bamba parmi les grandes figures de l’histoire universelle. Gandhi est admiré pour avoir fait de la non-violence une force politique. Nelson Mandela pour avoir refusé que vingt-sept années de prison deviennent le fondement d’une revanche. Martin Luther King pour avoir lié la lutte contre l’injustice à une exigence morale supérieure. Cheikh Ahmadou Bamba appartient à cette famille des géants de l’esprit. Mais sa singularité est ailleurs : il a donné naissance à une mémoire collective qui refuse de faire de l’oppresseur le centre de son identité.

Plus d’un siècle après son exil, des millions de femmes et d’hommes prennent la route de Touba. Ils ne s’y rendent pas pour maudire ceux qui l’ont déporté. Ils ne récitent pas les noms de ses persécuteurs. Ils ne célèbrent pas la chute d’un empire. Ils rendent grâce à Dieu. Pendant que l’administration coloniale est devenue un objet d’étude pour les historiens, l’acte spirituel posé par Cheikh Ahmadou Bamba continue, lui, de vivre dans le cœur de millions de personnes.

Voilà peut-être la plus grande leçon qu’il adresse à l’humanité.

Nous ne choisissons pas toujours les épreuves que l’histoire place sur notre chemin. Mais nous demeurons libres de choisir ce qui deviendra le cœur de notre mémoire. Nous pouvons construire notre identité autour de ceux qui nous ont blessés, ou autour des valeurs qui nous ont permis de leur survivre.

Cheikh Ahmadou Bamba a choisi la seconde voie.

Et c’est peut-être pour cette raison que sa grandeur dépasse les frontières du Sénégal et de la communauté mouride. Il n’a pas seulement laissé une ville, une œuvre écrite ou une confrérie. Il a apporté une réponse d’une portée universelle à l’une des questions les plus difficiles de la condition humaine :

Comment se souvenir du mal sans lui permettre de gouverner notre avenir ?

Ameth DIALLO

Coordinateur national de Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

27/07/2026

Je salue les initiatives prises par le Bureau de l’Assemblée nationale pour renforcer la transparence et le contrôle de l’action publique. Elles vont dans le bon sens et méritent d’être encouragées.

Sur la déclaration de patrimoine, je pense qu’elle doit être obligatoire à l’entrée comme à la sortie des fonctions, non seulement pour le Président de la République, mais aussi pour toutes les personnalités occupant de hautes responsabilités : présidents d’institutions, ministres, directeurs généraux, directeurs nationaux, ainsi que tout responsable gérant des ressources publiques importantes.

Mais déclarer ne suffit pas. Les citoyens doivent avoir la certitude que ces déclarations existent, qu’elles ont été effectivement contrôlées et qu’une comparaison sérieuse a été réalisée entre le patrimoine détenu avant la prise de fonction et celui constaté à la sortie. La déclaration de patrimoine n’a de sens que si elle permet de prévenir et de détecter tout enrichissement injustifié.

Sur les fonds spéciaux, je partage également la volonté de mieux les encadrer. Mais, à mon sens, la réforme doit aller plus loin. Lors des élections législatives de 2024, nous avions proposé de réserver les fonds spéciaux au seul Président de la République, compte tenu des exigences particulières liées à la sécurité nationale et aux intérêts supérieurs de l’État, tout en supprimant les autres fonds spéciaux, fonds politiques et fonds communs attribués aux différentes institutions. Dans une République moderne, chaque franc d’argent public doit répondre à un objectif clairement justifié.

Le contrôle de ces fonds ne doit pas, lui non plus, devenir un nouveau secret. Il ne suffirait pas de remplacer une opacité par une autre, en réservant les vérifications à quelques responsables ou institutions. Les modalités d’utilisation peuvent demeurer confidentielles lorsqu’elles touchent à la sécurité nationale, mais les citoyens doivent disposer de garanties réelles sur l’existence des contrôles, leur indépendance et leurs conclusions. Le secret d’État ne doit jamais devenir le secret sur l’argent de l’État.

Enfin, j’encourage la création des commissions d’enquête parlementaires annoncées. Elles constituent un outil essentiel pour faire toute la lumière sur des dossiers d’intérêt public. Mais elles gagneraient encore en crédibilité si leurs travaux étaient davantage ouverts aux citoyens. Le peuple doit pouvoir suivre leurs conclusions, connaître les recommandations formulées et vérifier qu’elles sont effectivement mises en œuvre. Le Parlement contrôle le Gouvernement, mais le peuple doit aussi pouvoir contrôler la manière dont le Parlement exerce cette mission.

Ces différentes initiatives constituent une avancée. J’espère qu’elles ouvriront la voie à une réforme plus ambitieuse, fondée sur un principe simple : dans une démocratie, la confiance ne repose pas sur les déclarations des dirigeants, mais sur le droit permanent des citoyens de contrôler l’action publique.

Ameth DIALLO

Coordinateur national de Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

24/07/2026

Le Vaccin.

Dans notre précédent texte, nous avons proposé une idée simple : le véritable ennemi de notre République n'est pas un parti politique, un homme ou une idéologie. Nous l'avons appelé le virus. Ce virus ne change pas seulement les dirigeants ; il transforme progressivement leur rapport au pouvoir. Il banalise les privilèges, normalise les passe-droits et finit par faire considérer les ressources publiques comme des avantages attachés à une fonction.

Si le virus prospère, ce n'est pas parce que les femmes et les hommes qui exercent le pouvoir seraient, par nature, moins vertueux que les autres. Il prospère parce que notre République lui offre un environnement favorable. Trop de décisions sont prises loin du regard des citoyens. Trop de dépenses ne sont connues que plusieurs mois, parfois plusieurs années plus t**d. Trop de contrôles interviennent lorsque les dégâts sont déjà faits. Dans un tel système, les dérives deviennent possibles, puis elles finissent par paraître normales. Le virus ne se nourrit pas seulement de l'ambition des hommes ; il se nourrit de l'opacité.

À chaque alternance, nous avons placé nos espoirs dans de nouveaux visages, de nouveaux partis et de nouvelles promesses. Pourtant, les mêmes critiques reviennent avec une régularité troublante : privilèges, opacité, favoritisme, confusion entre intérêts publics et intérêts particuliers, faiblesse des mécanismes de responsabilité. Lorsque des phénomènes similaires se reproduisent avec des générations politiques différentes, il devient difficile d'expliquer cette répétition par la seule personnalité des individus. Le véritable problème est ailleurs. Nous avons construit une République qui repose davantage sur la confiance accordée aux gouvernants que sur la capacité des citoyens à les contrôler.

Cette conception de la démocratie appartenait peut-être à une autre époque. Aujourd'hui, elle n'est plus suffisante. Nous vivons dans un monde où des milliards d'opérations financières sont suivies instantanément, où des entreprises pilotent leurs activités en temps réel sur plusieurs continents, où chacun peut consulter depuis son téléphone l'état d'un compte bancaire, suivre un colis ou vérifier une transaction en quelques secondes. Il serait paradoxal que les citoyens puissent connaître en temps réel le parcours d'un colis acheté sur Internet, mais restent incapables de suivre le parcours de l'argent public qui leur appartient collectivement.

C'est pourquoi nous pensons que la technologie doit devenir une infrastructure démocratique. Elle ne doit plus servir uniquement à moderniser l'administration ; elle doit permettre de moderniser le contrôle du pouvoir. Les outils numériques, l'ouverture des données publiques, les plateformes de suivi, l'intelligence artificielle et les systèmes d'information rendent désormais possible ce qui était irréalisable il y a quelques décennies : un contrôle citoyen permanent et en temps réel de l'action publique. Ce qui relevait hier d'un idéal démocratique peut aujourd'hui devenir une réalité institutionnelle.

Notre ambition est simple dans son principe, mais profonde dans ses conséquences : chaque franc d'argent public doit pouvoir être tracé. Depuis son inscription au budget jusqu'à son utilisation finale, chaque ressource importante engagée par l'État ou les collectivités doit laisser une trace numérique vérifiable. Les citoyens doivent pouvoir connaître l'origine des fonds, la décision qui autorise leur utilisation, le bénéficiaire, le montant engagé, l'état d'avancement du projet, les résultats attendus et les résultats effectivement obtenus. L'argent public ne doit jamais disparaître dans l'opacité administrative. Il doit pouvoir être suivi avec la même rigueur que n'importe quel actif stratégique.

Cette exigence ne concerne pas uniquement les ministères ou les collectivités locales. Elle doit s'appliquer à l'ensemble de l'écosystème public. Les entreprises publiques, les agences, les fonds, les autorités administratives indépendantes, les établissements publics et tous les organismes bénéficiant de ressources publiques doivent être soumis aux mêmes exigences de traçabilité et de responsabilité. Plus encore, les institutions chargées de contrôler l'État doivent elles-mêmes être soumises au regard des citoyens. Dans une République moderne, il ne peut exister d'institution qui contrôle tout le monde sans être elle-même contrôlée. Les organes d'audit, d'inspection, de lutte contre la corruption ou d'évaluation des politiques publiques doivent rendre compte de leurs méthodes, de leurs délais, de leurs résultats et du suivi de leurs recommandations. Le contrôle doit former une chaîne continue où chacun rend des comptes.

Une telle transformation modifierait profondément les comportements. Lorsqu'une décision publique devient immédiatement visible, lorsqu'une dépense peut être suivie par tous, lorsqu'un recrutement, un marché public, une subvention ou une attribution de terrain peuvent être vérifiés par n'importe quel citoyen, les possibilités d'abus diminuent mécaniquement. Le virus perd progressivement l'environnement qui lui permettait de prospérer. Les privilèges deviennent plus difficiles à justifier, les passe-droits plus difficiles à dissimuler et les détournements plus risqués à organiser. Ce n'est pas parce que les hommes deviennent soudainement meilleurs ; c'est parce que les institutions deviennent suffisamment fortes pour limiter les effets de leurs faiblesses.

Mais cette République produira un autre effet, plus profond encore. Elle changera la nature même de l'engagement politique. Aujourd'hui, certains sont attirés par la politique parce qu'ils y voient un moyen d'accéder à des avantages matériels, à des protections ou à des privilèges. Demain, dans une République où tout est contrôlé, tracé et justifié, ces motivations perdront une grande partie de leur intérêt. Lorsque l'exercice d'une responsabilité publique ne donnera rien d'autre que les moyens strictement nécessaires pour accomplir sa mission, ceux qui venaient pour se servir finiront naturellement par quitter l'espace public. Il restera principalement celles et ceux qui acceptent d'y entrer pour servir. La politique cessera progressivement d'être un lieu de rente pour redevenir un lieu de responsabilité.

Voilà pourquoi nous parlons de vaccin. Un vaccin ne supprime pas la nature humaine ; il empêche simplement un virus de produire ses effets destructeurs. Notre projet ne consiste pas à imaginer une République peuplée de dirigeants parfaits. Il consiste à bâtir une République dont les institutions sont suffisamment intelligentes, transparentes et exigeantes pour que les imperfections humaines ne puissent plus se transformer en système.

Le contrôle citoyen permanent, rendu possible par la technologie, n'est pas un supplément de démocratie. Il est la condition de sa survie au XXIᵉ siècle.

Ameth DIALLO

Coordinateur national de Gox Yu Bees - Les Bâtisseurs

Adresse

Goxyubeesanta@gmail. Com
Dakar

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