MON ECOLE EST VERTE

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09/04/2022

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25/02/2022

« L’Egypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser » conclusion … Continuer la lecture de « Les Égyptiens de l’antiquité étaient Noirs »

17/02/2022

Conte : Koumba la fille sans mère.

Il était une fois un homme qui avait deux épouses. Chacune d'elles avait une fille. Allah fit qu'une des femmes mourut et laissa sa fille. Les deux filles avaient le même nom. Pour les différencier, on les surnomma : "Koumba-avec-mère" et "Koumba-sans-mère". Le père de famille craignait tant son épouse, qu'il acceptait tout ce qu'elle faisait ou disait. Il la laissait faire accomplir à Koumba l'orpheline tout le travail de la maison.

Un jour, en lavant la vaisselle, Koumba l'orpheline oublia de laver une cuillère en bois et sa marâtre, furieuse, l'envoya la laver à la mer de Ndayane. Koumba, en pleurs, prit le chemin. Elle marcha durant deux jours et deux nuits. Elle marcha, marcha, jusqu'à trouver sur son chemin un jujubier en train de se gauler lui-même. Elle s'agenouilla et le salua. Et le jujubier lui demanda :
- Mais, où vas-tu, enfant bien éduquée ?
Koumba dit :
- La coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane.
Le jujubier lui donna des jujubes et lui dit :
- Que Dieu guide tes pas.
Koumba le remercia et reprit sa route.

Elle marcha encore et trouva sur son chemin une marmite en train de se cuire sur un feu.
Koumba-sans-mère s'agenouilla et la salua.
La marmite lui demanda :
- Mais, où vas-tu, jeune fille bien éduquée ?
Koumba lui répondit :
- La coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane.
La marmite prit une part de ce qu'elle cuisait et lui donna à manger. Elle lui dit :
- Que Dieu guide tes pas.
Après avoir bien mangé, elle la remercia et reprit sa route.

Koumba-sans-mère marcha, marcha encore et trouva sur son chemin une très vieille femme. Elle n'avait qu’une jambe, un bras, un œil, une oreille, un doigt ; Koumba l'orpheline s'agenouilla et la salua. La vieille femme lui demanda :
- Mais ma petite fille, où vas-tu ?
Koumba l'orpheline lui répondit :
- Grand-mère, la coépouse de ma mère défunte m'a envoyée laver cette cuillère à la mer de Ndayane.

La vieille femme lui remit alors un os blanchi, dégarni. Koumba ne dit rien, elle le prit et le mit dans la marmite qui s'emplit aussitôt de viande.

Elle lui remit encore un grain de mil : Koumba le plaça dans un mortier. Elle pila, le mortier s'emplit de couscous. Elle le prit et le mit dans la marmite ; elles le mangèrent. Jusqu’à ce que la vieille femme lui dise :
- Koumba, viens maintenant faire la vaisselle sans oublier ta cuillère, avant qu'il ne fasse complètement nuit.

Quand Koumba eut fini, la vieille femme lui remit une petite aiguille et une autre plus grosse, et elle lui dit :
- Va te coucher maintenant sous le lit, car tous mes enfants sont des animaux sauvages. La petite aiguille, tu l'emploieras à piquer les plus petits ; la plus grosse, tu la réserveras aux plus grands pour qu'ils partent tôt. Je ne veux pas qu’ils te tuent !

Quand les enfants arrivèrent, Bouki, le plus têtu, dit :
- Mère, cela sent la chair humaine dans la chambre.
Sa mère lui répondit :
- Toi, va te coucher, je suis le seul être humain ici, tu veux me manger maintenant ?
Quand les animaux se furent couchés, Koumba les piqua avec la petite aiguille, à la manière des puces. Les enfants ne purent dormir. Ils sortirent et repartirent à leurs affaires.

Koumba sortit, et la vieille lui demanda de se préparer pour retourner chez elle. Elle lui remit trois œufs et lui dit :
- Celui-ci, tu le casseras quand tu seras au milieu de la brousse.
Celui-là, tu le casseras quand tu apercevras ton village.
Ce dernier, tu le casseras quand tu seras à l'entrée de la maison. Fais attention, ne les confonds pas.
Vas-y mon enfant et que Dieu guide tes pas !"
Koumba s'agenouilla, salua, remercia et s'en alla.

Elle marcha, elle marcha, marcha jusqu'au milieu de la brousse. Elle cassa le premier œuf. Des cavaliers armés en sortirent.

Koumba se remit à marcher, marcher encore, et cassa le deuxième œuf. Des lions et des panthères en sortirent. Les cavaliers les tuèrent.

Koumba marcha, marcha, marcha. Avant de pénétrer dans le village, elle cassa le dernier œuf ; de nombreux esclaves battant des tam-tams en sortirent, et d'autres chargés de sacs d'argent, d'or, et aussi de nombreux bœufs. Quand elle entra dans le village, Koumba avait un air royal. Tout le monde était dehors pour la contempler.

Ce conte est extrait de « Contes wolof ou la vie rêvée » rassemblés par Cherif Mbodj et Lilyan Kesteloot, édités par Enda et IFAN à Dakar en 2001, dans la Collection "Clair de lune".

17/02/2022
17/02/2022

Soundiata Keita ou l’épopée fantastique du fondateur de l'empire du Mali

Connu notamment à travers l’épopée qui porte son nom, Soundjata Keita, également connu sous le nom de Mari Djata, et peut-être de Sariq Jata, est le fondateur de l’empire médiéval du Mali, qui s’étendait sur les territoire des actuels Mali, Guinée, Sénégal et Gambie.

Soundjata est le fils de Makan Kegni Konate (aussi connu sous les noms de Makan Kon Fata Kegni, de Fara Koro Makan Kegni Konate ou de Nare Fa Makan), roi d’un petit État de la région du Manden au XIIe ou XIIIe siècle, que les Arabes appelleront par la suite Mali.

Sa mère, Sogolon Koné, est la seconde épouse de Makan Kegni Konate. Originaire du pays de Do, elle est surnommée la « femme buffle » en raison de sa laideur. C’est peut-être du prénom de sa mère que le futur empereur appelé Djata tire son nom. Les Mandingues ont en effet pour pratique de faire précéder leur nom de celui de leur mère. Le nom de Djata, qui signifie « lion », combiné à Sogolon aurait donné Sogolon Djata et en prononciation rapide Soundjata. L’élément soun est aussi expliqué comme signifiant « voleur ». Cette hypothèse semble corroborée par le témoignage du voyageur maghrébin Ibn Battuta qui présentait un certain Sariq Jata comme le grand-père de l’Empereur Kankou Moussa. Sariq signifie « voleur » en arabe, et Soundjata est le grand-oncle de Moussa. En outre, selon les spécialistes de l’histoire des langues mandingues, le mot signifant voleur avec une forme de type soun (‘nson’) existait déjà depuis la haute antiquité. Le nom de Soundjata signifierait alors « Djata le voleur » ou le « lion voleur ».

Djata naît handicapé des deux jambes, et Sogolon doit subir les moqueries et jalousies de la part de Sassouma Bérété, la première épouse de Makan Kegni, qui espère voir son fils, Dankaran Toumani Touré, accéder au trône du Manden à la mort de son époux et craint donc Djata.
Un jour, Soundjata parvient miraculeusement à vaincre son handicap en s’appuyant sur une barre de fer après un affront fait à sa mère.

Sous l’impulsion de sa mère Sassouma Bérété, Dankaran Toumani Touré décide bientôt de chasser Soundjata et sa famille du Manden. Soundjata, avec notamment sa mère, son frère Manden Bori et sa sœur Kolonkan, doit s’exiler au pays de Néma, un puissant État manden à la tête duquel se trouve le Faran Tounkara.

La guerre contre Soumahoro

Alors que Soundjata est en exil, c’est son frère Dankaran Toumani Touré qui est à la tête du Manden lorsque les armées du roi forgeron sosso Soumahoro Kante ravagent le pays et s’emparent du reste de la région, dont l’ancien territoire de Ghana (Wagadu). Dankaran Toumani doit à son tour fuir vers le sud en pays kissi, laissant le Manden sous le joug sosso. Une résistance commence à s’organiser à l’extérieur du pays à la tête de laquelle va émerger Soundjata.
Lors de son retour au Manden, il accepte le leadership que lui proposent ses habitants. La préparation de la guerre contre le vieux roi Soumahoro Kante commence alors.

L’un des personnages clés de ce conflit est Fakoli Koroma, chef d’un État frontalier du Manden et du Sosso. En tant que neveu de Soumahoro, il doit lui prêter allégeance. Mais il change bientôt de camp, s’alliant à la rebellion menée par Soundjata. Ce revirement de position permet à Soundjata de compter les troupes de Fakoli dans ses rangs, ainsi que l’important centre de travail du fer que constitue son territoire.
Soutenu par de nombreux généraux comme Tiramakan Traore, par son frère Manden Bori qui l’avait accompagné dans son exil, du puissant chef manden Kamanjan Kamara qui avait épousé sa sœur Kolonkan, il parvient à défaire Sumahoro lors d’une guerre qui se concluera par la bataille de Kirina qui garantira à Soundjata le titre de Mansa (roi des rois) sur le territoire du Manden et de l’ancien empire sosso, qui sera connu chez les auteurs arabes sous le nom de Mali. Il pourrait avoir pris à cette époque son propre nom de Keïta, qui signifierait qu’il a pris son héritage et établi la charte du Kouroukan Fouga qui établit les droits fondamentaux des habitants du Manden et aurait peut-être aboli l’esclavage.
Son règne, qui aura duré vingt-cinq ans, selon l’historien maghrébin Ibn Khaldun, aurait vu la conquête d’autres territoires, dont celui du royaume wolof de Djolof (actuel Sénégal). Après que son roi eût insulté Soundjata qui souhaitait faire avec lui le commerce des chevaux, celui-ci aurait envoyé son général Tiramakan Traoré conquérir la région et venger l’insulte. Il s’en suivra une intégration d’une partie de l’actuel Sénégal à l’Empire de Mali et une influence mandingue sur la culture wolof. Devenu très populaire après cette campagne, Tiramakan aurait toutefois trouvé la mort peu après celle-ci. Les traditions issues de l’épopée de Soundjata expliquent que le Mansa du Manden, jaloux de la popularité croissante, l’aurait fait assassiner. Selon Ibn Battuta, le personnage Sariq Jata, qui était certainement Soundjata, se serait converti à l’islam.

L’histoire de Soundjata nous est principalement connue par l’épopée portant son nom. Elle retrace dans une perspective littéraire orale son parcours et par les témoignages de voyageurs maghrébins ayant laissé des indications sur le fondateur extrêmement populaire du Manden quelques générations après la sienne.

Dans l’actuel Mali, les descendants de Soundjata sont considérés comme étant les Keïta originaires de la région de Kangaba, ceux de Kissi étant considérés comme les descendants de Dankaran Toumani Touré et ceux de la région d’Hamana comme les descendants de Manden Bori.

Son souvenir, encore très vivace parmi les populations mandingues d’Afrique de l’Ouest, l’était déjà tout autant au XIVe siècle de notre ère, comme l’atteste le témoignage de Ibn Khaldun qui en faisait « leur plus grand roi, celui qui a vaincu les Sosso, conquis leur territoire et pris le pouvoir de leurs mains ».

16/02/2022

11 FÉVRIER 1894 LE GRAND RÉSISTANT BÉNINOIS BÉHANZIN EST CONTRAINT À L'EXIL PAR LES COLONS FRANÇAIS :

11 février 1894: Départ du roi Béhanzin de Cotonou pour la Martinique. Il pensait aller rencontrer le président Sadi Carnot de France mais c'était un exil forcé orchestré par les impérialistes Français.

Behazin passa toute sa vie à lutter contre les colonialistes Français. Personnage historique, il est considéré comme un héros par nombre de béninois et de noirs dans le monde, l'histoire de l'humanité progressiste retenant sa constante résistance à la colonisation terroriste Française.
Le grand Behazin décède en exil à Alger le 10 décembre 1906.

15/02/2022

Voici la physicienne de la nasa qui a inventé les films en 3D.

14/02/2022

6 arguments qui prouvent que le premier homme était noir

14/02/2022

Bataillon de femmes afro-américaines durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le Major Charity Adams, commandant du 6888th Central Postal Directory et le capitaine de l'armée Abbie Noel Campbell, 6888th CPD officier exécutif, inspectent les premiers soldats de l'unité à arriver en Angleterre, le 15 février 1945. Seule unité du Corps d'armée des femmes afro-américaines envoyée en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, le 6888th était responsable de la gestion des courriers de l'Armée américaine en Angleterre et en France.

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