Convergence Du BAOL

Convergence Du BAOL La Convergence Du BAOL veut se positionner comme acteur incontournable du développement de la régi Elle pèse autant dans les activités économiques du pays.

Enfants du BAOL,

Vous n'êtes pas sans savoir que notre région est l'une des plus peuplées du Sénégal. Aujourd'hui, TOUBA est le plus grand marché de l'intérieur du pays. C'est une centrale d'achat incontournable. Pour autant, la gestion de ce potentiel fait défaut. La jeunesse n'en profite que trop peu. Ce potentiel doit constituer le socle d'un développement socioéconomique au bénéfice du Baol

et de tout le Sénégal. Il nous faut, dès lors, nous investir pleinement dans la marche de notre terroir. Qui dans la politique, qui dans l'économique, qui dans le social: Seul un engagement de la jeunesse peut sonner le renouveau nécessaire. Nous sommes convaincus qu'un bon leadership, accompagné d'une compréhension des Enjeux, pourrait permettre de renverser la tendance en notre faveur. Nous vous invitons à unir nos forces afin qu'elles puissent converger vers cet objectif de mieux-vivre qui nous est, à tous, si cher. CONVERGENCE DU BAOL

04/02/2023
31/12/2022

Cheikh Anta DIOP
Il a été un très bon exemple de l’ancrage culturel. Son accent sénégalais, bien Baol-Baol, a résisté aux pressantes tentations de son époque. Le savant est resté sénégalais et africain.

Son anniversaire est célébré ce 29 décembre. YÀLLA Nako YÀLLA YËRËM BARKEB SËRIÑ TUUBAA 🙏🏿

Mbay daa am solo ci am Réew !
24/08/2022

Mbay daa am solo ci am Réew !

LU DI FARATA !

Amul lu man a layal lajj ngi Nguur u Senegaal lajj ci taxawal am mbay ak lu ci aju lol man na daj soxlaay Ma Réew-yi ci dund, jaare ko tamit ci usin yi léen di gën a yeembal.

Kaarànge la ci Réew mi, di koom ak wérug yaram ci Ma-Réew yi.

Il n’y a aucune explication qui puisse justifier l’échec de l’Etat du Sénégal dans la construction d’un système agricole capable de satisfaire les besoins du marché sénégalais, y compris la matière utile aux industries Agro.

De la sécurité, des revenus et du bien-être✅

Prêts à relever les défis politiques, économiques et sociaux du Baol ?Juma Mubarak 🙏🏾
19/08/2022

Prêts à relever les défis politiques, économiques et sociaux du Baol ?

Juma Mubarak 🙏🏾

06/08/2022

BBY OU LA FIN DE L’HISTOIRE 🛑

Quelle que soit la configuration de l’Assemblée et indépendamment des manœuvres éventuelles qui y auront cours, l’opposition a gagné et la mouvance présidentielle a perdu.

La défaite de Macky et de sa mouvance est dans l’expression du suffrage. Ce suffrage lui a tourné le dos.

Le mode de scrutin des législatives vise à donner une majorité confortable à l’exécutif.

La défaite est symbolique au regard des péripéties de la liste de la coalition YAW et de la grande campagne de débauchage dans laquelle le Président de la république et le Ministre de l’intérieur, au cœur de l’organisation des élections, ont joué un rôle important.

Elle est symbolique parce qu’elle constitue une réponse populaire à la campagne de diabolisation dont l’opposition et ses leaders ont été victimes, les assimilant à des anti-confréries, des indépendantistes ou des terroristes.

Les Sénégalais ont préféré voter pour des suppléants qu’ils ne connaissent pas et dont la seule appartenance à l’opposition a suffi pour emporter le choix. C’est aussi limite qu’expressif d’un rejet.

Les Sénégalais ont donné un coup de frein. Quoi de plus normal et intelligent si l’on sait que l’on frôle la ligne d’arrivée qu’est février 2024?

Lignée d’arrivée désormais marquée au fer.

Félicitations au peuple sénégalais dont l’intelligence politique et situationnelle , souvent sous-estimée, rappelle à l’ordre qui trop s’en éloigne.

Mouhamadou Lamine Bara LO
Touba, Darou Khoudoss.

05/08/2022

LE CONCEPT DE PUISSANCE À LA LUMIÈRE DU NOUVEAU PARLEMENT SÉNÉGALAIS

J. F MORIN, se référant à ARON, dit du concept de puissance « qu’Il ne s’agit pas de la possession d’une ressource, ni du contrôle d’une structure particulière, mais de la mobilisation des ressources compte tenu d’une structure.
Les ressources et le contexte sont des éléments indispensables de la puissance, mais ils ne sont pas suffisants pour la constituer en eux-mêmes. »

Au regard de la nouvelle configuration de l’assemblée nationale du Sénégal (82 Vs 80; 3 flottants), les 3 députés « flottants » sont une ressource décisive dans un contexte bien particulier. Ils sont relativement puissants.

Cependant, il est possible que cette puissance soit relativisée par le cadrage que l’inter-coalition YEWWI-WALLU fera finalement des résultats sortis des urnes.

Si YEWWI-WALLU veut mettre la main sur le bureau de l’Assemblée et contraindre l’exécutif, la puissance des 3 députés s’en trouvera renforcée.

Par contre, si l’inter-coalition cadre sa victoire sur le suffrage brut qui indique clairement un rejet du régime en place et entend continuer le combat pour l’alternance de 2024 en dehors du parlement et aux côtés des populations, la puissance relative des 3 députés s’en trouvera réduite. L’option permettrait également de relativiser la portée de potentiels « défecteurs » de leurs propres rangs.

Et, dans cette dernière option, un autre type de ressource qualifiée d’idéationnelle par MORGENTHAU pourrait secourir l’inter-coalition au sein de l’Assemblée.

En effet, le rejet de la transhumance, acté par la defaite de transhumants pourtant victorieux aux élections locales, pourrait pousser le trio à se ranger du côté des positions de YEWWI-WALLU surtout que l’élection présidentielle est prévue dans moins de deux ans et qu’il serait politiquement plus intelligent de toiletter leur image.

Aussi, cette relativité de la puissance s’applique à bon nombre des 82 députés de BBY qui serait tenté d’avoir un vote au cas par cas ou de se positionner comme « Député du peuple » en vue de la prochaine alternance. Alternance qui imposerait une nouvelle élection législative.

Pour autant, la mainmise de l’inter-coalition sur le bureau de l’Assemblée est un objectif stratégique qui, par réalisme, impose discussions et concessions avec le trio flottant et certaines figures de BBY.

Enfin, le choix de la neutralité ou de l’abstention serait politiquement suicidaire pour le trio dans ce contexte qui mettra longuement en saillance leurs positions à l’Assemblée. Machiavel écrivit, il y’a longtemps, à ce propos:

« Rien n’est plus impropre à vos affaires que ce que ceux-là vous disent, de ne pas vous interposer dans la guerre. Sans grâce, sans dignité, vous serez la récompense des vainqueurs.

Et il arrivera toujours que celui qui n’est pas ton ami exigera de toi la neutralité, et celui qui t’es ami requerra de toi qu’armé, tu te découvres. »

Mouhamadou Lamine Bara LO
•Consultant en Relations-Publics & Communication politique (TULLIUS AFRICA SAS)
•Chercheur en politique étrangère, défense et sécurité

On vote WALLU à TOUBA !Waa TUUBAA WALLU la ñuy woteel ✅
25/07/2022

On vote WALLU à TOUBA !
Waa TUUBAA WALLU la ñuy woteel ✅

Bonne semaine à vous !

Encouragez les gens de votre entourage à aller récupérer les cartes d’électeur et à participer au scrutin.

Ñaax léen séen i xame ngir ñu jëli kart i wote yi te waajal wote yi.

Nous pouvons imposer une cohabitation bénéfique en votant YAW-WALLU.

Teewal TUUBAA
06/05/2022

Teewal TUUBAA



DÉPARTEMENT MBACKE

Le département de Mbacké est un point stratégique sur l’échiquier politique national. Au-delà de son poids électoral consistant (plus de 360000 électeurs), il insuffle une dynamique à d’autres localités à travers le bastion décisif que constitue TOUBA (plus de 278000 électeurs).

Ces élections législatives doivent confirmer la trajectoire politique récente du département et sonner le début d’une alternance politique qui sera effective en 2024.

La voix des populations de TOUBA, Mbacke et des autres localités du département devra être audible pendant la prochaine législature. Cette voix ne peut-être que celle de l’amélioration des conditions de vie, du pouvoir d’achat, une voix qui soutient l’accès aux emplois décents et place le poumon économique et social que constitue TOUBA au centre de l’économie nationale. Une voix qui promeut les meilleures des valeurs qui nous caractérisent.

En portant la voix du département de Mbacké à l’assemblée nationale, les élus devront amorcer un renouveau politique local décisif et redonner une perception plus reluisante du potentiel humain local à nos concitoyens.

Yewwi Askan Wi portera dignement la voix du département de Mbacké à l’assemblée nationale.

Juma Mubarak 🙏🏾

Mouhamadou Lamine Bara LO
Taxawu Senegaal

Pour un leadership politique fort, capable de porter les ambitions économiques du   et d’en faire un moteur du développe...
27/04/2022

Pour un leadership politique fort, capable de porter les ambitions économiques du et d’en faire un moteur du développement au Senegal !

Mouhamadou Lamine Bara LO 👏🏽✅

Le Baol, moteur de l’économie sénégalaise ?

La région de Diourbel est l’une des régions les plus pauvres du Sénégal. Malgré la réputation d’homme d’affaires tenace du Baol-baol, son terroir est loin de répondre à l’appel de l’émergence. Peut-être à l’image du pays!
La pensée économique, au-delà de quelques fondamentaux peu touchables, est en permanente évolution. Le modèle économique basée sur la production de masse de grandes industries, peu flexibles, a été largement remis en cause sous de nombreux cieux où il a montré ses limites. Chez nous, plus que partout ailleurs, ce modèle que nous avons essayé en vain d’adopter est incapable, dans la conjoncture actuelle, de nous mettre dans la voie du développement. Pourtant, nos politiques semblent s’y agripper et feignent ne pas voir l’originalité des politiques économiques dans les contrées qui, malgré les crises de ces dernières années, gardent une certaine vitalité.

LA FORCE D’UN TERROIR

Un carrefour économique

La région de Diourbel, de par sa position géographique, constitue un relais de choix pour les opérateurs économiques, un carrefour d’échanges incontournable. Le Baol-baol est généralement reconnu comme travailleur. Grands commerçants, ils gèrent de grands réseaux de distribution sur l’étendue du territoire. TOUBA, aujourd’hui pôle économique régional, est le plus grand marché de l’intérieur du pays. En effet, de nombreux opérateurs économiques des profondeurs du Sénégal viennent s’y approvisionner. Sa position de choix et la diversité de l’offre commerciale qui s’y trouve en font une pertinente alternative pour ceux qui ne voudraient pas se rendre à Dakar. Le marché de ‘‘Gare bu ndaw’’, sis à Touba, est en passe de devenir le premier marché national de produits agricoles. Il est devenu une place incontournable dans le négoce de l’arachide, du mil et autres cultures vivrières. Les négociants qui y officient sont déterminants dans la commercialisation des produits agricoles.

Des disponibilités financières
Le commerce, tel que pratiqué dans le Baol, fait des commerçants des opérateurs financièrement liquides. C’est ce qui explique la ruée des banques vers la zone. Elles y sont quasiment toutes présentes. Les nombreux établissements financiers qui y opèrent devront désormais partager le marché avec la structure de mésofinance COFINA qui reconnait le potentiel local. Cette liquidité financière, sous sa forme actuelle, permet de renflouer les caisses des Institutions financières où de grosses sommes, thésaurisées par les Baols-baols, sont transférées vers d’autres localités. Cette thésaurisation, à entendre dans le sens d’une déviation des opportunités d’investissements, renseigne tant sur les limites techniques des opérateurs locaux que sur la logique prédatrice des acteurs financiers.

Les transferts de fonds émigrés sont aussi déterminants dans les finances du terroir. En effet, la région de Diourbel est l’une des régions du Sénégal qui enregistrent le plus d’émigrés. Selon une enquête de la BCEAO publiée en 2013, la région de Diourbel est l’une des trois régions (à côté de Dakar et Louga) qui reçoivent le plus de transferts de fonds de la part des populations émigrées. Ce qui est très consistant quand on sait que selon la même enquête, le Sénégal reçoit à lui-seul quasiment la moitié des transferts de fonds émigrés vers la zone UEMOA.

La doctrine mouride

Par ailleurs la doctrine Mouride, qui fait la marque du Baol, est à la fois un facteur de dynamisme et de stabilité sociale. L’engagement et la disposition que la doctrine Mouride manifeste pour l’idéal de la communauté est la « ressource » locale qui, au-dessus de toute autre, est à même de porter le développement régional. Les valeurs de solidarité et de partage qu’elle véhicule, la place qu’elle donne au travail et à la quête du savoir, le respect qu’elle voue à l’autorité et à ses recommandations, corrélés autour d’une stratégie locale de développement pertinente, peuvent faire de la doctrine Mouride une ébauche du futur modèle économique Sénégalais.

DES ENTRAVES AU DEVELOPPEMENT DU BAOL

La chambre de commerce : l’absence d’un pilier

La chambre de commerce doit constituer un pilier dans le dynamisme économique régional. En tant que structure fédératrice des acteurs économiques locaux, elle doit les accompagner dans le renforcement de leurs capacités et dans le développement de leurs affaires. Force est de constater que la chambre de commerce de Diourbel n’existe que de nom. Elle ne semble vivre qu’à l’approche des renouvellements de ses instances dirigeantes. L’organisation qui devrait, aujourd’hui, canaliser les efforts des acteurs du terroir est dans une passiveté telle qu’elle n’offre que les services basiques. Elle ne manifeste aucun leadership lui permettant d’impulser les activités existantes ou de positionner la région comme un pôle économique compétitif.

Le potentiel économique local en pâtit. En l’absence d’une telle institution, les Baols-Baols campent dans une logique de ‘‘distributeurs’’ et s’ouvrent très peu aux innovations des petites industries pourtant en phase avec le potentiel local.

La formation : un maillon faible

Des ressources humaines de qualité sont nécessaires pour toute économie qui se veut performante. Le Baol ne pourrait faire exception. La faiblesse de l’offre de formation est un blocage au développement du terroir.A côté du taux d’alphabétisation relativement faible, l’offre de formation professionnelle est marginale quoique des groupes comme l’Institut Supérieur de management et l’Institut Supérieur d’Informatique essaient d’y remédier.

Cette offre de formation dont le Baol a tant besoin doit être inclusive. A côte du rehaussement du taux d’alphabétisation et du renforcement des capacités des Daaras, elle doit considérer les produits de l’école Arabe et des Daaras pour qu’ils puissent, ensemble, bénéficier de formations techniques adaptées au projet économique de la région et du pays. Des formations techniques axées sur la chaine de valeurs de l’industrie agroalimentaire, la menuiserie industrielle, la tannerie/cordonnerie, entre autres, trouveraient larges demandeurs dans une région qui en a besoin pour changer de cap.

Au-delà de l’Etat, les organismes locaux et des initiatives privées endogènes doivent s’approprier le combat pour la formation des ressources humaines et, par-là, le renforcement des capacités des organisations économiques locales. Ce serait une heureuse occasion pour toutes ces familles dont les enfants ont de sérieuses difficultés pour continuer leurs études à Dakar où l’offre de formation publique (principalement l’UCAD) est de moins en moins en phase avec le marché du travail.

Défaut de leadership local

Le développement est un combat qui doit être mené par des personnes engagées. Ces remparts de la cité, qui sont des hommes et des femmes, doivent manifester un leadership capable d’insuffler enthousiasme et engagement aux différentes couches de la population.

Ce leadership a longtemps manqué au Baol. Dans les différentes instances décisionnelles de la région, une certaine passiveté a toujours empêché le sursaut des populations vers l’essor socioéconomique. Les autorités et autres élus locaux qui ont eu à gérer le terroir malgré leur influence au niveau national n’ont jamais su lui en faire profiter, dans les limites de la légalité et de la décence bien sûr. Elles ont toutes raté l’occasion de conjuguer les ressources locales autour d’un idéal commun de développement.

L’absence d’un fort leadership éclairé pour porter le projet développement tire le terroir vers le bas et l’empêche de jouer le rôle capital qui devrait être le sien dans le développement du Sénégal.

POUR LE REPOSITIONNEMENT DU BAOL DANS L’ECONOMIE NATIONALE

Au moment où le concept d’émergence occupe le débat public et que le pouvoir, dans sa communication, semble résolument s’y tourner, le Baol doit se repositionner dans l’économie nationale et contribuer à la loger parmi les plus performantes du continent.Ce défi ne pourrait être relevé sans une franche implication des différentes institutions régionales dont les profils des dirigeants doivent être revus.

Cohérence des politiques locales

Dans un contexte de globalisation politico-économique, les territoires doivent disposer d’une stratégie cohérente pour s’y insérer. Ainsi, une stratégie inclusive doit mobiliser les forces vives du terroir pour harmoniser les démarches et bâtir une économie dynamique dans un climat social saint.

Les différentes organisations locales (organisations économiques et collectivités locales) doivent opérer dans un même registre. Avec l’appui de la représentation de l’ANSD (Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie) et des services de l’ARD (Agence Régionale de Développement), un diagnostic sans complaisance s’impose pour établir un point de départ. Ces services doivent s’activer sous un leadership éclairé de l’autorité politique qui doit conjuguer l’ensemble des ressources du terroir pour dérouler une stratégie qui attribue à chaque portion du terroir, à chaque organisation, à chaque regroupement humain le rôle qui lui revient dans le combat pour le développement de la région de Diourbel. Cette stratégie doit, dans son volet économique si important, se tourner vers le changement de paradigme : Une économie hautement endogène et productrice de valeur à la place d’une économie de distribution.

Cette orientation doit être comprise et portée à tous les niveaux organisationnels et par tous les enfants du terroir qui doivent se l’approprier pour assurer son succès.

Ce changement sous-entend un repositionnement du terroir dans l’économie nationale. Un tel repositionnement ne peut être fait sans une politique marketing territorial savamment pilotée pour créer et dynamiser un « city branding », mais surtout pour rendre compétitif le terroir dans un contexte de globalisation qui entraine la volatilité des entreprises et la concurrence entre les régions.

Organiser un Système Productif Local

Le Baol, par sa ville marchande TOUBA, est un carrefour économique incontournable. La forme de l’activité économique y explique la persistance de la pauvreté et ses corolaires. L’économie régionale qui campe dans la logique de distribution n’est pas créatrice d’emploi et limite le progrès social. Il urge d’orienter les instances politique et organisationnelle vers une dynamique de production. Avec un engagement ferme de la communauté et une bonne structuration du système productif local, le Baol peut devenir un centre de production dynamique. L’implantation de la zone industrielle de TOUBA, annoncée sous le régime du président Abdoulaye WADE, devrait être, aujourd’hui, le fer de lance d’une production industrielle locale organisée autour de petites et moyennes entreprises regroupées en secteur d’activités et bénéficiant, de ce fait, des économies externes d’agglomérations. Cela permettrait de redynamiser l’agriculture dans les périphéries des agglomérations industrielles (villages) afin de fournir des intrants aux industries agroalimentaires, mais aussi de consolider la tradition artisanale reconnue au terroir.

Ce dynamisme industriel doit être bâti autour d’un tissu de petites et moyennes unités de productions souples et innovantes bénéficiant de l’appui d’une veille économique institutionnelle.

Les opérateurs économiques de la localité sont des acteurs décisifs de cette transition. Ils doivent être impliqués à tous les niveaux du processus. Pour la survie de nos valeurs et le maintien de notre stabilité sociale, la dynamique économique doit être en grande partie endogène.

A ce titre, il est normal de souligner les efforts de SERIGNE AHMADOU BADAWI MBACKE qui, avec Touba Agro-Industrie (TAI) et le Complexe Agro-Industriel de Touba (CAIT), est résolument engagé vers une économie productrice de valeur et créatrice d’emplois d’autant plus qu’il promeut la zone industrielle de Touba susmentionnée.

Financement participatif mouride

La disposition Mouride et son orientation vers le financement participatif se lisent dans son histoire et constituent un solide atout dans les perspectives de développement. Dans le repositionnement de l’économie du Baol dont Touba, capitale du Mouridisme est incontestablement le fer de lance, le financement participatif de la confrérie doit s’ouvrir à l’innovation et toucher certains secteurs stratégiques.

Cette idée ébauchée, entre autres, par notre Co-discipleMoctar SARR spécialisé en InvestmentBanking& Project Finance, met l’intelligentsia Mouride au service du Khalife Général pour piloter certains projets d’envergures et des investissements dont les revenus permettraient de soutenir l’éducation, la santé et le social. Ce sera une manière de réinventer la responsabilité Sociale d’Entreprise qui, aujourd’hui sous nos cieux, est tant chantée.

Avec 35% de Mourides au Sénégal, la communauté peut mobiliser 2 milliards par mois (500 F CFApar Disciples et pour 4 millions de Mourides) et 24 milliards annuellement. Une telle somme remise à la « Holding TOUBA » permettrait d’investir dans certains secteurs stratégiques comme l’énergie (Une centrale solaire de 5MW coute $11 Millions ~ 6 Milliards CFA), la santé (Un plateau Médical de haute facture comme ASFADAR où les Sénégalais des autres régions et les habitants de la sous-région pourraient se soigner coute ~ 17 Milliard CFA) ou la valorisation des déchets (Une unité de collecte puis transformation des déchets en énergie ~ 7 Milliards CFA).

Une telle démarche qui pose les bases d’une économie endogène sera une heureuse occasion de joindre la conviction religieuse et la disposition qui lui est afférente au temporel.

Novembre, 2015.

Mouhamadou Lamine Bara LO


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Touba Mosquée
Touba

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