Front Populaire Pour la Fédération

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Message à la nation du Président du Front Populaire pour la Fédération à l’occasion du nouvel an 2026Mes chers compatrio...
31/12/2025

Message à la nation du Président du Front Populaire pour la Fédération à l’occasion du nouvel an 2026

Mes chers compatriotes,
Chers partenaires de la nation Tchadienne,

En cette fin d’année 2025 que nous avions pressentie explosive au sortir de la période dite de transition, avec les opérations électorales confisquées par le pouvoir, je m’adresse à vous avec la lucidité et la responsabilité qui s’imposent. Car nous avons traversé ensemble des moments difficiles mais décisifs pour l’avenir de notre pays.

Mais avant de se projeter dans l’avenir, il est de bon aloi de jeter un regard rétrospectif sur les douze derniers mois qui ont marqué la première année du mandat présidentiel de Mahamat Idriss Déby Itno et qui se terminent par le désespoir total du peuple tchadien. Les événements marquant l’année 2025 abondent en nombre. Cependant, je porte dans ce message, mon attention sur ce que je nomme « le triple échec du système centralisé » ou « les plaies » qui nous ont rongé les douze derniers mois ; avant de formuler les vœux et perspectives pour l’année 2026.

1. Première plaie : l’insécurité

Nos provinces et nos villes ont été livrées, en 2025, à l'incertitude. Le système sécuritaire actuel dans notre pays, jugé abusivement fort, a échoué à protéger ce qui est de plus sacré : la vie. Nous avons assisté en 2025, au risque élevé d’insécurité généralisée au point que les Autorités étrangères ont déconseillé formellement tout voyage au Tchad en raison du risque élevé de terrorisme, d’enlèvements, de violences armées et de criminalité violente dans de nombreuses régions, y compris dans la Capital N’Djaména.

Dans la partie méridionale de notre pays, généralement moins ciblé par le terrorisme jihadiste, les enlèvements et la criminalité restent préoccupants, notamment près de la frontière avec le Cameroun et la République Centrafricaine. Des groupes criminels, en complicité avec les autorités administratives et militaires, ont exploité la porosité des frontières pour kidnapper et extorquer des rançons : des provinces comme le Mayo-Kebbi Ouest et le Logone Oriental sont particulièrement touchées par ce phénomène que le Gouvernement a été incapable de contenir.

Selon le rapport de l’ONU (OCHA), entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2025, au moins 25 conflits inter et intra-communautaires ont été recensés à travers le pays. Ces violences ont causé au moins 136 décès et 166 blessés, ainsi que des actes de pillage et d’importants déplacements de population. Les principales victimes sont des civils, dont des femmes et des enfants.

Les principaux derniers épisodes les plus meurtriers sont entre autres :
- Le conflit autour d’un puits Novembre 2025 au village de Dibebe dans le Hadjer-Lamis faisant au moins 33 morts et plusieurs dizaines de blessés ;
- La confrontation entre éleveurs et agriculteurs dans le Logone-Occidental en mai 2025 faisant environ 35 morts et 6 blessés ;
- D’autres épisodes sporadiques non moins meurtriers ont été relevés au Mayo-Kebbi, au Ouaddaï et partout sur le territoire national.
Ce qui interpelle et qui fonde notre conviction fédéraliste est que le contexte de ces conflits meurtriers relève toujours des disputes entre les communautés autour de l’accès aux terres et aux ressources naturelles dont la gestion hasardeuse et partisane a été à l’origine.

Si 2025 a été si dure dans le domaine sécuritaire, c’est parce que le modèle actuel a atteint ses limites. La crise sécuritaire que nous vivons est le résultat d’un pouvoir trop lointain qui tente de décider de tout depuis le sommet, ignorant les réalités de nos provinces. On ne gère pas une crise locale avec des solutions uniformes. L’incapacité actuel du Gouvernement à gérer ces crises pour garantir la sécurité de ses concitoyens n'est pas une fatalité, c'est la preuve que notre pays a besoin de respirer, notre pays a besoin de responsabiliser ses citoyens, notre pays a besoin de faire confiance à l'intelligence de ses territoires pour venir à bout de ces crises. Laissez la fédération s’instaurer et vous jugerez de vous-mêmes si vous avez encore un petit grain d’amour de ce pays.

2. Deuxième plaie : le Détournement des Biens Publics

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a rendu public son rapport de contrôle de 2025. Les chiffres qui nous sont présentés donnent de la chair de poule : sur les 911 milliards de redressement opéré, un peu plus de 120 milliards sont effectivement recouvré soit à peine 13 %.

En plus des révélations de l’AILC, il y a des détournements spécifiques révélés en 2025 comme ceux rapportés par une mission de contrôle dans la province du Ouaddaï qui a mis au jour un détournement estimé à plus de 6 milliards FCFA).
Une affaire médiatisée impliquant l’ancien directeur de cabinet civil à la présidence, a porté sur un détournement d’environ 11 milliards FCFA lié à un projet financé par le Trésor public. Des personnalités publiques au haut niveau de l’Etat ont fait l’objet d’enquêtes ou d’inculpations pour détournement de fonds publics en 2025 avec la suite que tout le monde connait.

« La corruption existe dans tous les pays » me diriez-vous. Mais celle, institutionnelle qui désigne les pratiques illicites ancrées dans les structures publiques, souvent tolérées ou couvertes par les élites est caractéristique de notre pays. Elle se manifeste sous plusieurs formes : administrative, à travers les pots-de-vin et les détournements ; politique, par l’achat de voix et le clientélisme ; ou encore systémique, lorsqu’elle devient généralisée et enracinée dans le fonctionnement des institutions. A bien examiner ce qui se passe dans notre pays, cette grille d'analyse y trouve une parfaite illustration, particulièrement préoccupante.

Selon l'Indice de Perception de la Corruption 2024 de Transparency International (2025), le pays obtient un score de 21 sur 100, se classant 158e sur 180 Etats. Cette situation place le Tchad parmi les nations les plus corrompues au monde, où la corruption est perçue comme endémique, particulièrement dans les secteurs clés. Cette situation généralisée de la corruption influence directement la confiance institutionnelle, la participation citoyenne et la légitimité de l'Etat.

Comment comprendre que pendant que nos concitoyens et nos familles se serrent la ceinture, qu’il manque des centres de santé et des hôpitaux, que nos enfants étudient dans les classes de fortune, assis à même le sol, sans manuel scolaire, l'argent du contribuable a été détourné par des piètres individus appartenant à une caste qui se croit au-dessus des lois ? Or chaque franc détourné est une école en moins ou un hôpital en ruine.

Pour bien prendre la mesure de la gravité de cette spoliation du peuple, un centre de santé bien équipé coute en moyenne 520 millions de FCFA. Et donc avec 900 milliards, c’est un peu plus de 1700 centres de santé construits et équipés.

L’un des arguments du fédéralisme fiscal que nous prônons dans notre quête du fédéralisme est que, rapprocher la collecte des ressources et les dépenses des citoyens peut augmenter la transparence et la responsabilisation des autorités locales. Quand les gouvernements sont plus proches des citoyens, assortis des mécanismes de gouvernance, d’audit et de reddition de comptes, ces derniers et les médias peuvent mieux suivre l’usage des recettes publiques, ce qui peut décourager la corruption et le détournement de biens publics et par conséquent atténuer l’impact de la corruption sur les déficits publics.

3. Troisième plaie : la Violence Politique

En 2025, le Tchad a connu une intensification de la violence politique sous plusieurs formes : répression des opposants, arrestations politiques, attaques armées dans un contexte de fragilité institutionnelle et de défis sécuritaires régionaux.

La violence politique exercée sur le peuple tchadien a des racines plus anciennes, notamment consécutives à l’élection présidentielle de 2024 et marquée par une forte répression des opposants et des restrictions des libertés politiques, notamment l’adoption des ordonnances 09 du 1er aout 2023 ; relative aux attroupements et rassemblements ; ordonnance 010 ; relative aux réunions publiques et l’ordonnance 011 d’aout 2023; relative aux manifestations sur la voie publique, qualifiées de liberticides. Ces ordonnances ont été adoptées dans un contexte de répression accrue des oppositions et des mobilisations politiques notamment après les manifestations massives d’octobre 2022, réprimées dans le sang. Ces ordonnances ont servi de base légale invoquée par le Ministère de la Sécurité publique pour interdire plusieurs marches et protestations politiques des partis d’opposition entre 2023 et 2025. Depuis lors, le débat d'idées a laissé place à l'intimidation. Mais Mesdames et messieurs du pouvoir, la haine, l’intimidation, la brutalité ne sauraient être un programme politique.

Les violences ont affecté autant la sphère politique que sociale, avec un impact direct sur la liberté d’expression, la sécurité intérieure et la stabilité des communautés dans tout le pays. A titre d’illustration, dès l’entame de l’année 2025, précisément le 8 janvier 2025, une attaque violente a été menée contre le palais présidentiel causant une vingtaine de victimes à N’Djamena. Les autorités ont qualifié l’événement de tentative de déstabilisation par « des pieds nickelés venant des quartiers du sud de N’Djaména » : des propos de nature à jeter l’anathème sur une partie des compatriotes.

Moins d’un mois après, en février 2025, Yaya Dillo, président du Parti socialiste sans frontières (PSF) a été tué par des forces de sécurité lors d’une attaque sur le siège de son parti à N’Djamena, dans un contexte de tensions politiques persistantes.

En mai, Succès Masra a été arrêté à son domicile à N’Djamena, accusé d’« incitation à la haine » liée aux violences intercommunautaires de Mandakao. Condamné en aout à 20 ans de prison ferme, son arrestation a suscité de vives critiques des défenseurs des droits humains, qui y voient une manœuvre politique visant à réduire au silence un opposant.

L’environnement médiatique n’est pas du reste. Notre pays reste celui où la liberté de presse est sévèrement restreinte. Sur l’indicateur mondial de la liberté de la presse 2025 de Reporters Sans Frontières (RSF), le Tchad est classé 108ᵉ sur 180 pays, avec une dégradation nette par rapport à l’année 2024 (96ᵉ en 2024) : cela reflète un recul significatif des conditions d’exercice du journalisme. Par soucis de preuve, plusieurs journalistes ont été arrêtés arbitrairement, comme le cas de l’éditeur Olivier Monodji, correspondant de RFI en mars 2025. Une enquête de RSF indique que des journalistes sont suivis, surveillés et intimidés par des agents en civil ou militaires, ce qui entraîne de l’auto-censure et un climat de peur pour ceux qui couvrent des sujets sensibles.

Il ne manque pas un seul jour où les journalistes envoient des signalements pour alerter être menacés de poursuites par les autorités. Bref, la répression, les menaces et la surveillance ont alimenté un climat de peur parmi les journalistes, qui se retrouvent dans l’obligation de s’auto-censurer pour éviter les représailles. La situation politique et sécuritaire instable contribue à maintenir un environnement difficile pour les médias, sans engagements clairs des autorités pour garantir l’indépendance de la presse.

Mesdames et messieurs, chers compatriotes,

Vous l’aurez compris, je rappelle ces faits pour prendre à témoins l’opinion et appelle à une introspection collective. Pour reconnaître avec nous la souffrance des nos concitoyens afin d’établir une connexion directe. Car sincèrement, des foyers meurtris par l'insécurité aux consciences révoltées par les scandales, notre peuple a trop souffert. Je voudrais m'incliner devant les victimes de la violence et dire à chaque citoyen que son cri ne sera pas vain.

Mes chers compatriotes ;

Je sais vos doutes et vos inquiétudes qui se justifient. Et pourtant, au milieu de cette tempête, vous n’avez pas baissé les bras. C’est comme cela que le Front Populaire pour la Fédération (FPF), notre parti, est resté droit dans ses bottes, tel un mât solide. Grâce à votre mobilisation, nous avons porté, lors des scrutins passés, dans chaque assemblée locale des messages d’espoirs : nos contributions à l’éveil de conscience de nos concitoyens par des formations, des sensibilisations à la lutte citoyenne etc. nous avons démontré que le fédéralisme qui nous tient tant à cœur n’est pas une théorie institutionnelle, mais une réponse concrète aux problèmes que nous vivons tous les jours. Nous avons été la voix de la raison, quoi qu’à l’instant inaudible, face au populisme et à l'immobilisme que nous impose un régime hyper centraliste, inefficace, gaspilleur des ressources communes, hautin et déshumanisant.

De tout ce qui précède :

Malgré cet environnement malsain, il est hors de question de ceder. Nous nous engageons, avec les esprits ouverts et conscients, dans un pacte de refondation fédéraliste en reconnaissant que 2026 ne sera pas une simple année de plus. Ce sera l'année du grand choix. 2026 doit être l'année de la rupture. Nous ne nous contenterons plus de dénoncer, nous allons bâtir dans une triple exigence :

1. Exigence de libertés fondamentales (sécurité)

Je voudrais rappeler aux Autorités que les libertés et droits fondamentaux sont formellement reconnus et leur exercice est garanti aux citoyens « dans les conditions et les formes prévues par la Constitution et la loi ». Elles sont inscrites comme principes fondamentaux et consacrent, entre autres la sacralité et l’inviolabilité de la personne humaine ; le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, à l’intégrité physique et morale etc. en outre les textes constitutionnels font tous référence à l’attachement du Tchad aux principes et obligations internationaux tels que la Charte des Nations unies (1945), la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981). Cela signifie que le Tchad est soumis à des engagements internationaux de respect et de protection des libertés telles que : la liberté d’expression, la liberté d’association, la liberté de réunion pacifique etc. A ce sujet, et pour une décrispation du climat politique afin de permettre la participation des forces vives dont les partis politique à l’exercice de ces libertés, nous exigeons que les libertés fondamentales qui sont restreintes par les ordonnances suscitées soient purement et simplement rétablies par l’abrogation de ces ordonnances.

2. Exigence de l’éthique et du respect du bien commun :

Le Tchad est confronté à des défis importants en matière de corruption, de favoritisme et de mauvaise gouvernance. L’absence d’éthique dans la gestion publique a conduit au détournement massif des ressources nationales, à l’injustice sociale et à l’exclusion de la plus grande partie et catégories de la population du services publics de base (santé, éducation, énergie…). A ce propos, nous rappelons aux Autorités que le détournement massif des deniers publics est à analyser sous l’angle d’un déficit de l’éthique politique au haut sommet de l’Etat. Par conséquent, nous exigeons que des mesures plus fortes soient prises à l’encontre des coupables qui sont en fait des fossoyeurs du peuple tchadien. Que la quête de l’éthique soit inscrite dans toute action politique, notamment dans le cadre du fédéralisme, promoteur de la responsabilité et du devoir de rendre compte.

3. Exigence de la culture de la paix :

La culture de la paix dans le contexte de notre pays n’est pas un simple idéal abstrait. Elle est une nécessité urgente pour construire une société stable, juste et inclusive. Elle requiert une action collective impliquant l’éducation, la participation des jeunes, le dialogue inclusif, la promotion des valeurs culturelles et spirituelles, ainsi que la résolution pacifique des conflits. A ce propos, notre parti fera de l'éducation à la citoyenneté son premier pilier de mobilisation. Mais au demeurant, et dans le sillage d’une décrispation de la vie politique qui reste cristallisée par les événements ci-dessus, nous en appelons aux Autorités et en premier lieu le Président de la République, d’imposer la culture de la paix et de la tolérance par la libération sans condition, de tous les détenus politiques qui croupissent dans les prisons à cause de leur opinion.

Les Tchadiens dans leur ensemble attendent que dans la traditionnelle déclaration à la nation de cette fin d’année, que le Président se prononce sur ces sujets brulants suscités, porteur de germes de l’intolérance et de haine. En outre, la loi des finances dont les implications peuvent provoquer des crises sociales, notamment la prise en compte des revendications des partenaires sociaux (enseignants, médecins, agents de l’élevage, emplois des jeunes etc.) doit faire l’objet d’une communication claire et transparente pour éviter à notre pays de sombrer dans les conflits. Que cette déclaration soit constitutive d’un nouvel élan de pardon, de tolérance pour que nous aboutissions à une paix sincère. Le Tchad y gagnerait en grandeur.

Bref, chers compatriotes,

Ne laissez pas la résignation gagner vos cœurs. La crise est le terreau de la renaissance. Soyez en 2026 les gardiens de l'éthique et les bâtisseurs de notre projet fédéraliste. Je vous demande d’être fiers de porter ce projet. Dites à certains d’entre vous qui hésitent encore, que la solution ne viendra pas d'un homme providentiel, mais d'une organisation juste de notre société que promeut le fédéralisme. Soyez donc les ambassadeurs de cette architecture de paix que nous devons continuer à construire avec conviction, sans haine et sans exclusion.

Je vous souhaite à tous, une année de santé, de sécurité, de liberté recouvrée et de prospérité partagée.

Vive le FPF, vive le Fédéralisme, et que vive le Tchad fédéral !
Bonne année 2026

01/12/2024
06/11/2024

RELATION INTERNATIONALE: USA ET RUSSIE

10/10/2024

Daniel Adoumbaye, président du Front Populaire pour la Fédération, est le candidat idéal pour représenter la jeunesse du Département de Kouh-Est aux élections législatives. Fort de son engagement sincère envers sa communauté, il consacre son temps à écouter les préoccupations des citoyens et à défendre leurs intérêts.
Sa vision claire pour l’avenir de Kouh-Est se concentre sur le développement économique, l'amélioration de l'éducation et l'accès aux soins de santé. Daniel sait que la jeunesse est l’avenir, et il s’efforce de mettre en place des initiatives qui répondent spécifiquement aux besoins des jeunes et des groupes vulnérables.
L’intégrité est au cœur de son action : il promet transparence et responsabilité dans ses engagements. Avec une solide formation et une expérience acquise à travers un engagement communautaire actif, il est parfaitement équipé pour mener à bien des projets concrets.
Empathique et à l’écoute, Daniel comprend les défis quotidiens rencontrés par ses concitoyens. Son dynamisme et son esprit innovant lui permettent de mobiliser des ressources et de promouvoir des idées nouvelles, essentielles pour relever les défis actuels.
Enfin, son esprit de collaboration lui permet de travailler efficacement avec d'autres leaders et partenaires, tant locaux qu'internationaux. En choisissant Daniel Adoumbaye, le Département de Kouh-Est peut s’assurer d’avoir un représentant engagé, compétent et véritablement tourné vers l’avenir.
Personnalité Acte 1 : Adoumbaye Daniel : fils de Clément Nangueurmbaye, catéchiste et de Dénéonbéel Mbailemdana. Entre à l’école primaire en 1974 à Beyama. Je me souviendrais toujours de MBA Sylvain mon premier maître, encore en vie. Puis à bessakonyan et bodo. CEG de bodo puis Lycée ADOUM Dallah de Moundou avec bac A4 en 1989. Université du Tchad de 1989-1991. 8eme Promotion de l'ENAM en 1991-93. Major de ma promotion en administration des collectivités locales. Frappé par les mesures du programme d'ajustement structurel, ce n'est qu'en 1995 que je fus intégré à la fonction publique et mis à la disposition du ministère de l'administration du territoire. Détaché à la mairie de Moundou de 1997 à 1999. Revenu au ministère de l'administration du territoire, je fus affecté au ministère de la santé publique dans le cadre de la réforme du ministère.
Personnalité acte 2 : 1999, bénéficiaire d'une bourse de la banque mondiale, je me suis envolé à Lyon (France) pour un cycle d'ingénieur en développement local. Nanti de ce diplôme en 2002, je fus admis à l'université Lumière Lyon 2 en cycle de master en management du secteur public : collectivités et partenaires. Nb: 51 étudiants dans ce cycle, une roumaine, une arménienne et 1 africain le seul et c'était moi. Seul black dans ce groupe, imaginez la pression sur moi. Et pour sortir du complexe, il fallait être parmi les meilleurs. Sorti avec le master et parmi les 3 premiers, je me suis vu octroyé un contrat à durée indéterminée dans le 19eme arrondissement de Paris dans un établissement socioculturel en tant que directeur. Remise diplôme le 23 octobre 2003, je prends service le 2 novembre 2003 à Paris. Salaire net : 2000 euros. Avril 2006, un bon matin, je me présente devant mon employeur et lui dis que je veux rentrer au Tchad. Personne en Europe n'a cru à cette décision. Certains compatriotes m'ont traité d'un détraqué mental : les gens meurent dans les train d'atterrissage des avions pour venir. Toi tu y es avec un travail à durée indéterminée et un salaire de 2000 euros et tu veux rentrer au Tchad ? M'avait dit un compatriote. C'est décidé je veux mon Tchad et je veux y venir avais-je rétorqué.
Personnalité Acte 3 : rentré au pays, en 2006, je fus nommé chef de bureau coopération et études du ministère de la santé publique, puis directeur général des ressources et de la planification. Relevé en 2009, j'ai été sélectionné comme expert au PNUD à l'observatoire de la pauvreté en charge de la santé et actions sociales. Ensuite administrateur gestionnaire du projet de revitalisation des structures sanitaires de la bande sahélienne. J'ai recruté 450 agents paramédicaux pour les centres de santé. NB : souvenir amère que j'ai vécu. Nous avons avec Dr Djimasdé, tout fait pour que ce projet s'exécute dans la le LOR pour permettre de déployer les agents de santé dans notre département mais le gouverneur d'alors avait refusé. J'ai été obligé de ramener les agents à Bongor pour les former et déployer dans cette province. Depuis la fin du projet. Je n'ai ni poste, ni bureau et vous savez pourquoi ? Jetais le SG du cap sur. Mon ministre me dit " tu nous combats (entendez nous du MPS) donc tu n'as rien à voir avec nous" c'est comme ça que depuis ce jour, je suis sans bureau ni poste depuis décembre 2015. Alors j'ai développé mes potentialités pour être consultant sur plusieurs thématiques (élaboration de projets, appui aux ONG et consultations...). Parallèlement, j'enseigne à l'ENA et à l'ENATE.
Personnalités acte4 et fin : marié en 1988 à Mbaiteldéné Djigue (sur le banc d'école). Fille de Djigue Martin de Bébara et Monique. Père de 4 enfants dont 3 filles (Grâce Déneneloum ; Rémadji Corinne et Dénéonbé Edwige) et un garçon (Minguengar Geoffrey) que j'adore. J'ai engagé ma famille dans cette aventure de la fédération qui me prive d'être avec elle constamment. Mais il y a au moins une chose dans notre vie qu'on ne peut transiger : notre honneur, notre dignité et notre conviction. Merci pour ce feuilleton. A moins qu'il y ait des questions précises.

06/05/2024

Pour la et l' , le camarade Président National, Daniel a accompli son devoir civique à son fief pour la victoire du candidat Succès MASRA.

Vive le de la et de l' !

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