18/06/2025
Alors que la République du Tchad cherche à se relever et à construire une nation forte, juste et réconciliée, le sang continue de couler dans nos provinces périphériques. Dans le Ouaddaï, des massacres ciblés déchirent encore les communautés. Dans le Salamat, c’est un chef de canton, symbole d’autorité morale et de stabilité traditionnelle qui vient d’être lâchement assassiné au moins de 72 heures.
Face à ces crimes répétés, nous posons une question simple,
Où est l’État ? Où est la justice ?
Ces tragédies ne sont pas de simples faits divers. Elles révèlent l'effondrement de l'autorité étatique dans certaines zones et la montée de groupes armés qui imposent leur propre loi. Chaque silence officiel, chaque absence d’enquête crédible, renforce l’impunité et affaiblit l’idée même de vivre ensemble.
Il ne s’agit pas d’un conflit communautaire "ordinaire", comme on tente souvent de le faire croire. Il s’agit
d’une faillite sécuritaire dans la gestion des tensions locales,
d’un désintérêt politique pour les zones marginalisées,
et parfois même, d’un jeu de manipulation d’élites locales qui attisent les conflits pour asseoir leur pouvoir.
Nous exigeons :
-Une enquête indépendante et publique sur les massacres dans le Ouaddaï ;
-La reconnaissance du rôle sacré des chefs traditionnels, et la fin des assassinats ciblés qui visent à affaiblir l’autorité morale
-Une présence accrue de l’État dans le Salamat, le Ouaddaï et toutes les provinces oubliées
-Et surtout, la fin de l’impunité : car la justice, c’est le ciment de la paix.
Le Tchad ne se développera pas sur les ruines de ses provinces ni sur le silence de ses dirigeants.
Présidence de la République du Tchad
Primature Tchad
Ministère de la Sécurité Publique et de l'Immigration
Ministère de la Communication-Tchad
Abdoulaye Mahmoud Abdoulaye
Tchadinfos.com
TribuneEchos.com
Tchad One
Le N'Djam Post