Il est des tchadiens qui vivent l’histoire au présent. D’autres redoutent que l’histoire se reproduise encore. D’autres encore ont une conviction que les choses peuvent changer dans le bon sens. Et ils ont toutes les raisons de le penser ; il leur suffit de le vouloir et d’agir. Les tchadiens, depuis les indépendances, ont vécu la guerre dans leurs âmes, versé leur sang. Ils attendent, la mort dan
s l’âme, « un nouveau jour » où ils pourront dormir paisiblement dans leurs maisons, qu’elles soient construites en paille ou en tôle, en terre battue ou en dur. Ce temps où le tchadien se méfie du tchadien, où chacun sent la persécution, ce temps-là doit être conjuré. Les tchadiens sont égaux en droit, aucun d’eux n’est au-dessus des autres. Aussi, les lois doivent-elles être conçues pour tous les tchadiens. Nul n’est au-dessus d’elles, et elles n’ont pas vocation à agir contre la nation. Elles ne doivent point être des buts en soi, mais des moyens pour leurs réalisations. Elles ne peuvent porter atteinte aux valeurs nationales. Oui, les lois et aussi les richesses nationales sont pour tous les tchadiens et doivent bénéficier à chacun d’eux, qui qu’il soit, où qu’il soit. Le tchadien a aussi droit à la santé et à une bonne éducation, qu’il soit pauvre ou riche. Pour tout cela, il faut une action forte pour une refondation de la nation, et une vraie unité nationale. C’est là l’action fondamentale que doivent mener ceux qui ont à l’esprit de voir un Tchad passer du désespoir à l’espoir. Cette action répond à plusieurs impératifs qui s’envisagent sous formes d’actions concrètes sous-tendues par des principes. L’heure est arrivée pour la jeunesse tchadienne à se lever comme un seul homme et arracher sa liberté pour construire elle-même sa destinée longtemps confisquée par des politiciens sans scrupule et mal inspirés. Parti UN NOUVEAU JOUR pour un Tchad nouveau.