Mission Permanente d'Haïti auprès de l'OEA

Mission Permanente d'Haïti auprès de l'OEA Notre mission est de défendre les intérêts et positions d’Haïti à travers les différentes st

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La délégation haïtienne a participé ce mercredi 19 janvier 2022 aux élections visant à pourvoir deux postes vacants au s...
01/19/2022

La délégation haïtienne a participé ce mercredi 19 janvier 2022 aux élections visant à pourvoir deux postes vacants au sein du Comité juridique interaméricain (CJI), dans le cadre de la séance ordinaire du Conseil permanent de l'OEA.

La délégation haïtienne a participé ce mercredi 19 janvier 2022 aux élections visant à pourvoir deux postes vacants au sein du Comité juridique interaméricain (CJI), dans le cadre de la séance ordinaire du Conseil permanent de l'OEA.

11/23/2021

Propos de circonstance de l'Ambassadeur Léon Charles lors de sa bienvenue officielle au Conseil permanent de l'OEA, ce lundi 22 novembre 2021, en tant que Représentant permanent d'Haïti auprès de l'Organisation. Organización de los Estados Americanos (OEA)

Intervention de l'Ambassadeur Léon Charles, Représentant permanent, suite à l'adoption de la Déclaration sur la situatio...
11/13/2021

Intervention de l'Ambassadeur Léon Charles, Représentant permanent, suite à l'adoption de la Déclaration sur la situation en Haïti ce vendredi 12 novembre 2021 à l'Assemblée générale de l'OEA.

Il a mis l'accent sur la nécessité d'une coopération multilatérale pour aider à combattre l'insécurité en Haïti, a sollicité une entraide judiciaire dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du Président Jovenel Moïse et a requis un appui pour l'organisation des élections générales.

La délégation haïtienne a participé ce vendredi 12 novembre 2021 aux élections devant élire des membres de différents or...
11/12/2021

La délégation haïtienne a participé ce vendredi 12 novembre 2021 aux élections devant élire des membres de différents organes de l'OEA, dans le cadre de la 51e session ordinaire de l'Assemblée générale.

Ceux-ci comprennent la Commission et la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH et Cour IDH), le Comité juridique interaméricain (CJI), le Centre d'études de la justice des Amériques (CEJA), le Tribunal administratif (TRIBAD) et la Commission des vérificateurs extérieurs.

11/12/2021

Au nom du Ministre des Affaires Étrangères d'Haïti, le Dr Claude Joseph, l'Ambassadeur Léon Charles a prononcé l'allocution de la délégation haïtienne dans le cadre de la 2ème séance plénière de la 51e Assemblée générale de l'OEA.

Durant son intervention l'Ambassadeur, entre autres, a dénoncé avec véhémence l'assassinat crapuleux de l'ex-Président de la République d'Haïti, S.E.M Jovenel Moïse, et a sollicité formellement une entraide judiciaire internationale afin que les auteurs matériels, intellectuels et commanditaires de ce crime odieux soient poursuivis en justice.

Il a aussi mis l'accent sur la nécessité de maintenir un climat de sécurité et de paix dans la région pour permettre aux populations de j***r des bienfaits de la démocratie.

Enfin, l'Ambassadeur Charles a adressé la question des migrants haïtiens en demandant que ceux-ci soient traités avec humanité, conformément aux règles et principes consacrés des droits humains.

11/10/2021
#OASassembly

Suivez en direct la session inaugurale de la 51e session ordinaire de l'Assemblée générale de l'OEA.

L'Ambassadeur Léon Charles, Représentant permanent d'Haïti auprès de l'OEA, a présenté ses lettres de créances au Secrét...
11/05/2021

L'Ambassadeur Léon Charles, Représentant permanent d'Haïti auprès de l'OEA, a présenté ses lettres de créances au Secrétaire général de l'OEA, M. Luis Almagro, ce jeudi 4 novembre 2021.

Communiqué de presse à l'occasion du vingtième anniversaire de la Charte démocratique interaméricaine.
09/16/2021

Communiqué de presse à l'occasion du vingtième anniversaire de la Charte démocratique interaméricaine.

Communiqué de presse à l'occasion du vingtième anniversaire de la Charte démocratique interaméricaine.

Intervention de Son Excellence, Docteur Ariel HENRYPremier MinistreSession Extraordinaire du Conseil Permanent de l’Orga...
08/20/2021

Intervention de Son Excellence,
Docteur Ariel HENRY
Premier Ministre
Session Extraordinaire du Conseil Permanent de l’Organisation des États Américains (OEA) sur la crise humanitaire en Haïti
Date: 20 août 2021


Merci Monsieur le Président.

Monsieur le Président,
Madame la Vice-Présidente et Ministre des Relations Extérieures de la République de Colombie,
Monsieur le Ministre des Relations Extérieures de la République de l’Équateur,
Madame la Ministre des Relations Extérieures de la République de Panama,
Monsieur le Secrétaire Général de l’OEA,
Monsieur le Secrétaire Général Adjoint de l’OEA,
Madame la Secrétaire Générale de la CARICOM,
Monsieur le Président Exécutif Élu de la CAF,
Monsieur le Vice-Président de la BID,
Mesdames, Messieurs Ambassadeurs et Représentants Permanents,
Mesdames, Messieurs Observateurs Permanents,
Chers Amis,

Permettez-moi de commencer mon propos, en remerciant Monsieur le Président pour avoir pris l’initiative de convoquer cette session extraordinaire du Conseil Permanent de l’Organisation hémisphérique, sur la crise humanitaire provoquée par le séisme dévastateur du 14 août dernier. Mes remerciements vont aussi à vous tous qui avez répondu présents à cette convocation. Ceci constitue à mes yeux, une marque d’intérêt et de sympathie pour le peuple haïtien si durement frappé, qui nous va droit au cœur. En son nom, au nom du gouvernement que j’ai l’honneur de diriger et en mon nom propre, je veux vous exprimer notre profonde gratitude.

​Onze ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé, notre capitale Port-au-Prince et ses environs, le 12 janvier 2010, mon pays a été frappé une nouvelle fois par un séisme encore plus puissant, qui a affecté cette fois-ci, une région moins densément peuplée, ce qui explique que le bilan en termes de perte en vies humaines, de blessés, et de destruction physique, soit moins lourd. C’est toute la presqu’île du Sud qui a été touchée. Toutes les communes, toutes les villes, tous les villages ont subi des dommages considérables. Une commune comme l’Azile dans le département des Nippes, est complètement rayée de la carte. Pas une seule maison, pas un seul édifice n’a été épargné.

Le dernier bilan partiel publié hier soir par le Centre d’Opération d’Urgence National, fait état de 2.189 morts confirmés, 332 disparus, 12.268 blessés. Plus de 136.800 familles sont sinistrées et près de 700.000 personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Sur le plan physique, nous comptons à ce jour 30.122 maisons de différentes tailles complètement détruites et 42.737 autres endommagées. Des bâtiments publics, des églises, des écoles qui servaient habituellement d’abris provisoires ont été sévèrement touchés. Les dégâts sont considérables en matière d’infrastructure : routes coupées, ponts endommagés, éboulements et glissements de terrains, autant de difficultés qui ont ralenti l’arrivée des premiers secours dans certaines zones. Tout ceci va perturber sérieusement la rentrée scolaire prévue pour le 6 septembre.

J’arrête là cette litanie de dégâts pour constater que la presqu’île du Sud qui vient d’être ravagée par le séisme, se situe sur la trajectoire régulière des cyclones. Elle commençait à peine à se relever, après avoir été rudement frappée en octobre 2016 par l’ouragan Matthew. Mentionnons aussi que moins de 48 heures après le séisme, la dépression tropicale Grace s’est abattue sur la zone sinistrée et on annonce d’autres ouragans plus puissants avant la fin de la saison cyclonique.

Face à cette situation le Gouvernement haïtien a pris ses responsabilités. Nous avons déployé des équipes de recherche et de sauvetage, des médecins volontaires, des secouristes de la Direction de Protection Civile, ainsi que les équipements lourds du Ministère des Travaux Publics et du Corps du génie militaire des Forces Armées d’Haïti. Mais c’était loin d’être suffisant compte tenu de l’énormité de la tâche. Nous avons constaté avec satisfaction, partout dans la zone affectée, la réaction spontanée de nos compatriotes sur place dans le Sud, qui ont été les premiers à répondre à l’appel au secours de leurs voisins et de leurs proches victimes ou ensevelis sous les décombres.

Dès le lendemain du séisme je me suis rendu sur le terrain pour voir l’étendue des dégâts et rencontrer la population. J’ai été frappé par le comportement de mes compatriotes du Sud, par leur dignité dans le malheur et la souffrance et surtout par leur volonté de vivre, de se reconstruire. J’ai rencontré une vieille dame assise devant sa maison complètement détruite, elle avait perdu sa fille dans l’effondrement de la maison, mais elle avait recommencé un petit commerce dans la rue, car elle voulait se prendre en charge et ne dépendre de personne. Une autre mère célibataire rencontrée elle aussi devant sa maison complètement détruite, m’a dit qu’elle savait que l’état ne dispose pas de ressources suffisantes pour l’aider à reconstruire et qu’elle ne demandait qu’une chose : que l’on vienne déblayer les ruines de la maison et qu’elle se débrouillerait pour le reste. Ce courage dans l’adversité, cette résilience face à la catastrophe m’ont donné du cœur à l’ouvrage et m’ont également donné confiance dans la capacité du peuple haïtien à rebondir et à surmonter cette épreuve.

Je veux saluer ici, la promptitude avec laquelle les pays frères de l’hémisphère, mais aussi d’Europe et même d’Asie nous ont apporté leur solidarité. Par hélicoptères, par avions et par bateaux, les secours d’urgence et des tonnes de médicaments ont afflués, ainsi que des médecins et des équipes de search and rescue. Ceci nous a permis de retrouver des survivants sous les décombres et d’évacuer les grands blessés vers d’autres centres hospitaliers.

Nous avons appris des leçons de la gestion de la crise humanitaire de 2010. C’est pourquoi mon gouvernement a décidé de confier la coordination des réponses aux urgences d’aujourd’hui à une institution unique, la Direction de la Protection Civile (DPC). Et nous avons demandé à tous les donateurs, états, organisations internationales et non gouvernementales, associations et individus qui désirent apporter une aide quelconque de passer par la DPC qui leur indiquera les besoins de chaque commune, de chaque village et de chaque zone reculée non encore desservis. Cette approche a été saluée par plus d’un, car elle devrait nous permettre d’éviter les erreurs du passé.

Dans le souci de garantir une totale transparence dans la gestion de l’aide, j’ai créé un groupe de travail ad hoc comprenant des représentants du secteur privé, de la société civile et des partis politiques et de la diaspora. Il sera chargé d’accompagner et de superviser la conduite des opérations par la DPC. J’ai souhaité par ce geste, impliquer et responsabiliser tous les acteurs de la vie nationale dans la gestion de cette situation difficile dans laquelle Haïti se retrouve.

Passée la phase d’urgence, qui nous les souhaitons ne devrait durer que quelques semaines, il nous faut d’ores et déjà commencer à réfléchir à la reconstruction. Le défi est grand et à ce stade nous aurons besoin de l’appui de vous tous. Hier j’ai eu une séance de travail avec le représentant de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et je lui ai fait savoir que je souhaitais que cette institution soit en première ligne aux côtés de mon gouvernement en vue de compléter dans les deux mois qui viennent une évaluation exhaustive et chiffrée des besoins, pour engager la reconstruction physique de la région dévastée, la reconstruction de son économie et en somme la reconstruction des vies dans les zones affectées. Ceci sans oublier les programmes sociaux et de développement durable concernant le reste du pays. Nous voulons soumettre, dans les meilleurs délais, un tel document à nos bailleurs de fonds.

Par ailleurs, je sais que l’organisation hémisphérique et les pays membres ont toujours manifesté un intérêt particulier pour la situation politique qui prévaut en Haïti. L’instabilité politique chronique, aggravée par l’assassinat odieux et révoltant du président de la république et les problèmes de sécurité, demeurent des sujets de grande préoccupation pour nous tous. J’ai pris l’engagement de tout mettre en œuvre, pour remettre mon pays sur les rails d’une démocratie fonctionnelle, avec l’organisation dans les plus brefs délais de bonnes élections libres et transparentes. Il est impératif que nous retournions rapidement à un fonctionnement normal des institutions démocratiques.

J’ai engagé pour cela des discussions avec les forces vives de la nation. J’ai multiplié les rencontres avec les différents secteurs. Un projet d’accord politique pour une gestion apaisée et efficace de la période intérimaire, a été présenté à tous les acteurs pour avis et suggestions. Le processus a connu un certain ralentissement à cause du séisme qui a mobilisé toutes les énergies. Mais il devrait reprendre très bientôt et aboutir aussi rapidement que possible.

Les défis qui sont devant nous sont considérables. La saison cyclonique qui n’est pas terminée, pourrait encore, à Dieu ne plaise, venir ajouter à nos malheurs et la Covid-19 est toujours bien présente. Elle contamine et elle tue.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Pour terminer je veux réitérer tant au nom de mon gouvernement et du peuple haïtien qu’en mon nom propre, mes remerciements pour votre solidarité agissante. Je vous prie de transmettre à vos gouvernements respectifs l’expression de notre gratitude pour les mots de sympathie qu’ils nous ont adressés et pour leur soutien moral et matériel dans cette douloureuse épreuve.

​Je souhaite vivement que cette expérience que nous vivons ensemble, contribue à renforcer les liens fraternels et solidaires qui unissent tous les peuples de l’hémisphère.

Je vous remercie.

Intervention de Son Excellence,
Docteur Ariel HENRY
Premier Ministre
Session Extraordinaire du Conseil Permanent de l’Organisation des États Américains (OEA) sur la crise humanitaire en Haïti
Date: 20 août 2021


Merci Monsieur le Président.

Monsieur le Président,
Madame la Vice-Présidente et Ministre des Relations Extérieures de la République de Colombie,
Monsieur le Ministre des Relations Extérieures de la République de l’Équateur,
Madame la Ministre des Relations Extérieures de la République de Panama,
Monsieur le Secrétaire Général de l’OEA,
Monsieur le Secrétaire Général Adjoint de l’OEA,
Madame la Secrétaire Générale de la CARICOM,
Monsieur le Président Exécutif Élu de la CAF,
Monsieur le Vice-Président de la BID,
Mesdames, Messieurs Ambassadeurs et Représentants Permanents,
Mesdames, Messieurs Observateurs Permanents,
Chers Amis,

Permettez-moi de commencer mon propos, en remerciant Monsieur le Président pour avoir pris l’initiative de convoquer cette session extraordinaire du Conseil Permanent de l’Organisation hémisphérique, sur la crise humanitaire provoquée par le séisme dévastateur du 14 août dernier. Mes remerciements vont aussi à vous tous qui avez répondu présents à cette convocation. Ceci constitue à mes yeux, une marque d’intérêt et de sympathie pour le peuple haïtien si durement frappé, qui nous va droit au cœur. En son nom, au nom du gouvernement que j’ai l’honneur de diriger et en mon nom propre, je veux vous exprimer notre profonde gratitude.

​Onze ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé, notre capitale Port-au-Prince et ses environs, le 12 janvier 2010, mon pays a été frappé une nouvelle fois par un séisme encore plus puissant, qui a affecté cette fois-ci, une région moins densément peuplée, ce qui explique que le bilan en termes de perte en vies humaines, de blessés, et de destruction physique, soit moins lourd. C’est toute la presqu’île du Sud qui a été touchée. Toutes les communes, toutes les villes, tous les villages ont subi des dommages considérables. Une commune comme l’Azile dans le département des Nippes, est complètement rayée de la carte. Pas une seule maison, pas un seul édifice n’a été épargné.

Le dernier bilan partiel publié hier soir par le Centre d’Opération d’Urgence National, fait état de 2.189 morts confirmés, 332 disparus, 12.268 blessés. Plus de 136.800 familles sont sinistrées et près de 700.000 personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Sur le plan physique, nous comptons à ce jour 30.122 maisons de différentes tailles complètement détruites et 42.737 autres endommagées. Des bâtiments publics, des églises, des écoles qui servaient habituellement d’abris provisoires ont été sévèrement touchés. Les dégâts sont considérables en matière d’infrastructure : routes coupées, ponts endommagés, éboulements et glissements de terrains, autant de difficultés qui ont ralenti l’arrivée des premiers secours dans certaines zones. Tout ceci va perturber sérieusement la rentrée scolaire prévue pour le 6 septembre.

J’arrête là cette litanie de dégâts pour constater que la presqu’île du Sud qui vient d’être ravagée par le séisme, se situe sur la trajectoire régulière des cyclones. Elle commençait à peine à se relever, après avoir été rudement frappée en octobre 2016 par l’ouragan Matthew. Mentionnons aussi que moins de 48 heures après le séisme, la dépression tropicale Grace s’est abattue sur la zone sinistrée et on annonce d’autres ouragans plus puissants avant la fin de la saison cyclonique.

Face à cette situation le Gouvernement haïtien a pris ses responsabilités. Nous avons déployé des équipes de recherche et de sauvetage, des médecins volontaires, des secouristes de la Direction de Protection Civile, ainsi que les équipements lourds du Ministère des Travaux Publics et du Corps du génie militaire des Forces Armées d’Haïti. Mais c’était loin d’être suffisant compte tenu de l’énormité de la tâche. Nous avons constaté avec satisfaction, partout dans la zone affectée, la réaction spontanée de nos compatriotes sur place dans le Sud, qui ont été les premiers à répondre à l’appel au secours de leurs voisins et de leurs proches victimes ou ensevelis sous les décombres.

Dès le lendemain du séisme je me suis rendu sur le terrain pour voir l’étendue des dégâts et rencontrer la population. J’ai été frappé par le comportement de mes compatriotes du Sud, par leur dignité dans le malheur et la souffrance et surtout par leur volonté de vivre, de se reconstruire. J’ai rencontré une vieille dame assise devant sa maison complètement détruite, elle avait perdu sa fille dans l’effondrement de la maison, mais elle avait recommencé un petit commerce dans la rue, car elle voulait se prendre en charge et ne dépendre de personne. Une autre mère célibataire rencontrée elle aussi devant sa maison complètement détruite, m’a dit qu’elle savait que l’état ne dispose pas de ressources suffisantes pour l’aider à reconstruire et qu’elle ne demandait qu’une chose : que l’on vienne déblayer les ruines de la maison et qu’elle se débrouillerait pour le reste. Ce courage dans l’adversité, cette résilience face à la catastrophe m’ont donné du cœur à l’ouvrage et m’ont également donné confiance dans la capacité du peuple haïtien à rebondir et à surmonter cette épreuve.

Je veux saluer ici, la promptitude avec laquelle les pays frères de l’hémisphère, mais aussi d’Europe et même d’Asie nous ont apporté leur solidarité. Par hélicoptères, par avions et par bateaux, les secours d’urgence et des tonnes de médicaments ont afflués, ainsi que des médecins et des équipes de search and rescue. Ceci nous a permis de retrouver des survivants sous les décombres et d’évacuer les grands blessés vers d’autres centres hospitaliers.

Nous avons appris des leçons de la gestion de la crise humanitaire de 2010. C’est pourquoi mon gouvernement a décidé de confier la coordination des réponses aux urgences d’aujourd’hui à une institution unique, la Direction de la Protection Civile (DPC). Et nous avons demandé à tous les donateurs, états, organisations internationales et non gouvernementales, associations et individus qui désirent apporter une aide quelconque de passer par la DPC qui leur indiquera les besoins de chaque commune, de chaque village et de chaque zone reculée non encore desservis. Cette approche a été saluée par plus d’un, car elle devrait nous permettre d’éviter les erreurs du passé.

Dans le souci de garantir une totale transparence dans la gestion de l’aide, j’ai créé un groupe de travail ad hoc comprenant des représentants du secteur privé, de la société civile et des partis politiques et de la diaspora. Il sera chargé d’accompagner et de superviser la conduite des opérations par la DPC. J’ai souhaité par ce geste, impliquer et responsabiliser tous les acteurs de la vie nationale dans la gestion de cette situation difficile dans laquelle Haïti se retrouve.

Passée la phase d’urgence, qui nous les souhaitons ne devrait durer que quelques semaines, il nous faut d’ores et déjà commencer à réfléchir à la reconstruction. Le défi est grand et à ce stade nous aurons besoin de l’appui de vous tous. Hier j’ai eu une séance de travail avec le représentant de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et je lui ai fait savoir que je souhaitais que cette institution soit en première ligne aux côtés de mon gouvernement en vue de compléter dans les deux mois qui viennent une évaluation exhaustive et chiffrée des besoins, pour engager la reconstruction physique de la région dévastée, la reconstruction de son économie et en somme la reconstruction des vies dans les zones affectées. Ceci sans oublier les programmes sociaux et de développement durable concernant le reste du pays. Nous voulons soumettre, dans les meilleurs délais, un tel document à nos bailleurs de fonds.

Par ailleurs, je sais que l’organisation hémisphérique et les pays membres ont toujours manifesté un intérêt particulier pour la situation politique qui prévaut en Haïti. L’instabilité politique chronique, aggravée par l’assassinat odieux et révoltant du président de la république et les problèmes de sécurité, demeurent des sujets de grande préoccupation pour nous tous. J’ai pris l’engagement de tout mettre en œuvre, pour remettre mon pays sur les rails d’une démocratie fonctionnelle, avec l’organisation dans les plus brefs délais de bonnes élections libres et transparentes. Il est impératif que nous retournions rapidement à un fonctionnement normal des institutions démocratiques.

J’ai engagé pour cela des discussions avec les forces vives de la nation. J’ai multiplié les rencontres avec les différents secteurs. Un projet d’accord politique pour une gestion apaisée et efficace de la période intérimaire, a été présenté à tous les acteurs pour avis et suggestions. Le processus a connu un certain ralentissement à cause du séisme qui a mobilisé toutes les énergies. Mais il devrait reprendre très bientôt et aboutir aussi rapidement que possible.

Les défis qui sont devant nous sont considérables. La saison cyclonique qui n’est pas terminée, pourrait encore, à Dieu ne plaise, venir ajouter à nos malheurs et la Covid-19 est toujours bien présente. Elle contamine et elle tue.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Pour terminer je veux réitérer tant au nom de mon gouvernement et du peuple haïtien qu’en mon nom propre, mes remerciements pour votre solidarité agissante. Je vous prie de transmettre à vos gouvernements respectifs l’expression de notre gratitude pour les mots de sympathie qu’ils nous ont adressés et pour leur soutien moral et matériel dans cette douloureuse épreuve.

​Je souhaite vivement que cette expérience que nous vivons ensemble, contribue à renforcer les liens fraternels et solidaires qui unissent tous les peuples de l’hémisphère.

Je vous remercie.

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