25/09/2026
« CONSTRUIRE LES ARMÉES SÉNÉGALAISES DE 2035 : COHÉRENCE, ADAPTATION ET LIBERTÉ D’ACTION ». C’EST LE THEME DE LA LECON INAUGURALE DU VICE-AMIRAL D’ESCADRE OUMAR WADE, CHEF D’ETAT-MAJOR GENERAL DES ARMEES, A L’OCCASION DE LA RENTREE ACADEMIQUE A L’INSTITUT DE DEFENSE DU SENEGAL (IDS).
Le Chef d’état-major général des Armées a prononcé la leçon inaugurale de rentrée académique 2026-2027 du cours supérieur de l’école de guerre et du cours d’état-major de l’IDS, ce jeudi 24 septembre 2026. La conférence s’est tenue devant un auditoire de haut niveau composé d’officiers généraux, des chefs d’état-major d’armée, des stagiaires et du corps professoral de l’IDS.
A cette occasion, l’amiral WADE est revenu sur son ambition pour les Armées sénégalaises en invitant à la réflexion autour de la question suivante : quelles Armées devons-nous construire aujourd’hui pour continuer à être capables de comprendre, de décider et d’agir alors que l’environnement stratégique est en perpétuel changement ?
Pendant plus d’une heure de communication et d’échanges, le CEMGA a montré qu’au-delà « d’une simple succession de programmes de modernisation », la transformation de nos Armées à l’horizon 2035 doit être pensée comme un système. C’est par des efforts parfaitement synchronisés autour de l’organisation, les ressources humaines, les processus, les infrastructures et les technologies qu’on doit préparer nos Armées de 2035. Il a surtout insisté sur l’exigence pour les Armées de se « donner la capacité de rester maîtresses de leurs choix ».
Aux stagiaires, l’amiral WADE a laissé trois questions qu’ils devraient garder à l’esprit durant toute leur scolarité : Quelles transformations devons-nous comprendre suffisamment tôt pour ne pas avoir à les subir lorsqu’elles deviendront évidentes ? Quelles capacités devons-nous impérativement maîtriser (sur les plans humain, organisationnel, technologique et matériel) pour préserver notre liberté d’action lorsque les circonstances se dégraderont ? Quel type de chef devons-nous former pour une Armée qui devra non seulement être plus puissante, mais comprendre plus vite, apprendre plus vite et s’adapter plus vite que les défis auxquels elle sera, ou est d’ores et déjà confrontée?
Pour rappel, le cycle 2026-2027 du cours de l’Ecole supérieure de Guerre compte 26 officiers supérieurs stagiaires dont 12 provenant de Forces armées partenaires, et le cours d’état-major a un effectif de 41 stagiaires dont 10 venant des pays amis.