03/09/2026
Avant même l’existence de l’État et de ses institutions, il y a le peuple. C’est de lui que viennent la légitimité et l’autorité. Aucun dirigeant, aussi puissant soit-il, ne doit jamais oublier qu’il exerce le pouvoir au nom de ceux qui le lui ont confié.
Aujourd’hui, la réalité du Sénégalais est devenue préoccupante : le kilogramme de viande à 7 000 F CFA, le sac d’oignons à 17 000 F CFA, la tonne de ciment à 70 000 F CFA…
Où est passé l’État au service du peuple ?
Pendant ce temps, où est la société civile ?
Où sont ceux qui se présentent comme l’opposition ?
Pourquoi ce silence face aux difficultés quotidiennes des Sénégalais ?
Le panier de la ménagère est pratiquement vide à son retour du marché. Le « gorgorlou » peine à trouver de quoi assurer sa dépense quotidienne. L’inflation des prix devient difficile à comprendre et le coût de la vie étouffe de plus en plus les familles. Dakar fait désormais partie des villes les plus chères d’Afrique, alors que les revenus de nombreux Sénégalais ne suivent pas cette hausse vertigineuse du coût de la vie.
Nos dirigeants semblent davantage préoccupés par les querelles politiques, les calculs et la consolidation de leurs positions que par les urgences sociales auxquelles le peuple est confronté. Un gouvernement qui fait de la politique du matin au soir, mais qui peine à apporter des réponses concrètes aux problèmes quotidiens des Sénégalais. Pendant ce temps, le peuple souffre en silence.
Les Sénégalais ne demandent pas trop. Ils demandent simplement à vivre dignement : du travail, des prix accessibles, des salaires versés à temps et surtout des solutions concrètes à leurs difficultés.
Ndeye Fatou Diop
Militante de Pastef Touba Officiel
Membre Pole Com JPS Touba officiel